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Mustapha Ait larbi

Intellectuel dubitatif. Guitariste a l'occasion. Né Algérien par hasard ce, comme les Français. Par hasard !

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Billet de blog 21 janvier 2026

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Bréviaire d’un humaniste insolent

On ne naît pas lucide. On le devient à force de regarder le monde sans baisser les yeux, même quand il grince, même quand il blesse.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Ce bréviaire n’est pas un manuel de vertu.C’est un rappel, parfois doux, parfois brutal, que l’éthique n’est jamais acquise, qu’elle se tient debout seulement si on la porte chaque jour. On y trouvera des phrases courtes comme des coups de semonce, d’autres longues comme des respirations nécessaires.

On y croisera des vérités sans nom, parce que nommer serait accuser, et accuser serait trop simple.Ce qui compte ici, ce n’est pas qui fait le mal, mais comment il se répète, sous d’autres drapeaux, d’autres prétextes, d’autres silences .Un jour, nous sommes victimes.Le lendemain, sans y prendre garde, nous devenons bourreaux.Ce bréviaire existe pour empêcher l’habitude de faire ce glissement à notre place.Il n’enseigne rien. Il rappelle. Il veille. Il dérange juste assez pour que l’on reste du côté de ceux qui refusent de détourner le regard.

Fragments.

On arrache des êtres humains à leur vie, quel que soit le prétexte, c’est toujours la même violence. »

Déporter, c’est nier l’humanité. Aucun contexte, pas une idéologie politique non plus ne peut changer cela.

 Dès qu’on déplace des hommes contre leur volonté, l’histoire se répète, et elle ne le fait jamais innocemment. »

Il n’existe pas de bonne raison pour priver quelqu’un de sa terre, de sa maison, de son monde. »

La barbarie commence toujours par une justification. Elle se nourrit de phrases qui rassurent ceux qui préfèrent ne pas voir.

On ne détruit jamais un être humain d’un seul geste. On commence par le réduire, puis par l’oublier, puis par le nier.

 L’indifférence est la première complicité. Elle ne fait pas de bruit, mais elle ouvre toutes les portes.

Chaque fois qu’on accepte l’inacceptable, il devient normal. Et ce qui devient normal finit toujours par devenir nécessaire.

Le mal n’a pas besoin de monstres. Il avance très bien avec des gens ordinaires qui obéissent sans réfléchir.( en hommage à Primo Levi) 

On ne protège pas l’humanité en la divisant. On la protège en refusant que quiconque en soit expulsé.

La dignité ne se négocie pas. Elle ne dépend ni des circonstances, ni des frontières, ni des humeurs du pouvoir.

L’histoire ne se répète pas, elle insiste. Elle revient frapper à la porte tant qu’on ne l’a pas comprise.

 Être humain, c’est refuser de s’habituer. À la souffrance, à l’injustice, à l’inhumain qui se glisse dans le quotidien.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

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