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Mustapha Ait larbi

Intellectuel dubitatif. Guitariste a l'occasion. Né Algérien par hasard ce, comme les Français. Par hasard !

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Billet de blog 27 janvier 2026

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Tuer des émigrés innocents n’est jamais une solution, c'est un meurtre.

Nous aussi nous sommes " des chiens " de guerre. Nous ne lâcherons jamais rien, qu'ils le sachent..Non à cette police qui tue.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Illustration 1

Marion Le Pen décrit ces événements comme "des accidents malheureux" dus à "des militants d'extrême gauche qui s'interposent dans l'action policière". Bien entendu c’est l’évidence que ces innocents tués par la police sont le fait d’ extrémistes de gauche. L’art stupide d’essayer de réparer la porcelaine . Pour continuer à propos de cette soubrette, elle aussi y va de son bouquin chez Fayard édition devenue la vitrine immonde de Bolloré.

Ceci dit, Trump commence à mettre des bémols à ses coups d’éclats et à sa politique raciste qui manifestement déplait au plus haut point à une partie du peuple, à des artistes de grand renom comme le guitariste compositeur du groupe Ping Floyd. Une femme qui porte un voile dans la rue est moins dangereuse que dix pauvres types qui lui tombent dessus pour la lyncher.

On pourrait croire que Trump commence à comprendre que gouverner ne consiste pas seulement à multiplier les provocations, mais à répondre à une réalité sociale qui lui échappe. Car à force de souffler sur les braises, il finit par découvrir que le feu brûle aussi ceux qui l’allument.

Les colères grondent, les rues bruissent de conversations inquiètes, et même ceux qui l’avaient applaudi commencent à se demander si la brutalité peut tenir lieu de vision. Les slogans martiaux, les postures viriles, les discours martelés comme des coups de poing ne suffisent plus à masquer l’absence de projet. On ne construit pas une société en désignant des coupables imaginaires, ni en transformant des citoyens ordinaires en menaces fantasmées.

Pendant ce temps, des artistes, des intellectuels, des anonymes prennent la parole. Non pas par goût de la polémique, mais parce qu’ils sentent que quelque chose se fissure. Ils rappellent que la dignité humaine n’est pas négociable, que la peur n’est pas un programme politique, et qu’un pays ne se grandit jamais en humiliant les plus fragiles.

Et puis il y a ces scènes du quotidien, celles que Trump ne voit jamais : une femme qui traverse la rue avec son enfant, un jeune qui rentre du travail, un vieil homme qui attend son bus. Tous vivent sous le même ciel, tous espèrent simplement qu’on les laisse respirer. Ce ne sont pas eux qui menacent la République. Ce sont ceux qui, par calcul ou par cynisme, transforment la méfiance en doctrine et la division en stratégie. On est pas que des idiots même si des barbares mettent des barbares au pouvoir.

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