Trop de " gardes à vue": la solution de Brice de Paris

Nous savions que Brice était un "créatif" et encore une fois il demeure fidèle à sa réputation.La polémique sur la garde à vue à la Française l'a touché dans son extrême sensibilité.
C1C55AE5-BE70-4AD1-B612-00DAF1810128.image_200.jpg?100301091339Nous savions que Brice était un "créatif" et encore une fois il demeure fidèle à sa réputation.

La polémique sur la garde à vue à la Française l'a touché dans son extrême sensibilité.

Il s'en est ouvert le 23 février devant les policiers du XIXe arrondissement de Paris « alors qu'une polémique malsaine suscitée par le débat sur la réforme de la garde à vue les préoccupe » et dans un communiqué publié le 24 février sur le site du ministère de l'intérieur.

Il a raison Brice: c'est "malsain" tous ces magistrats et avocats qui contestent les conditions françaises de la GAV. De toute façon, la contestation, d'une façon générale c'est malsain.

Alors comment faire cesser cette polémique "toxique" pour le gouvernement et les Français ?

Abracadabra et hop: commençons par faire baisser le nombre de GAV.

Comment ? Rien de plus simple: suffit de changer de terminologie

Ce seront désormais, dans des cas de « gravité modérée » ( sic), des "auditions libres", c'est à dire que les policiers entendront les individus dans les mêmes conditions (c'est à dire retenues contre leur gré) mais en leur déniant leurs droits (ceux conférés par le placement en garde à vue, notamment celui d'être assisté d'un avocat).

Elle est pas belle la vie avec Brice ?

Quant à la position de la CEDH sur le sujet (selon laquelle, l'avocat devrait être présent à chaque audition de la personne gardée à vue ) et bien Brice s'en fiche.

Non mais, le gouvernement ne va pas se laisser restreindre SES propres libertés par des décisions de justice, il ne manquerait plus que ça !

Brice, c'est un homme qui vit avec son temps: les libertés individuelles c'est dépassé, c'est "has been" !

Ce qui est "in", " hype", "branché", c'est de créer des "zones de non-droit "plutôt que de vouloir s'acharner de façon malsaine à créer une zone de droits suffisants.

Mais ne serait-ce pas l'arbre qui cache la foret ?

Allons plus loin, et en ce sens je rejoins ma Consoeur, Laure Heinich-Luijer , lorsqu'elle suggère que: " L'histoire dit qu'à force de laisser faire, un jour il n'y aura plus personne pour contester. "

Et sur ce point, je vous renvoie à la lecture de l'excellent "Matin Brun " de Franck Pavloff, malheureusement de plus en plus d'actualité, car sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d'entre nous ?

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