Quand une tribu de 65 000 ans disparaît

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Sable blanc, cocotiers, eaux d'un bleu pur et récifs coralliens, les archipels indiens des Andaman (situés dans le Golfe du Bengale]) ont tout pour plaire.

Le gouvernement central (de New Delhi ) les " vend " comme une " destination écologique et de grande valeur historique."

D'ailleurs, en 2005, seuls 30 000 touristes étaient venus visiter les îles et depuis, la fréquentation n'a cessé d'augmenter et les Andaman accueillent plus de 100 000 visiteurs en moyenne chaque année.

Bref, le tourisme est en " pleine expansion ". " Il y a un moment que les affaires n'avaient pas été aussi bonnes", déclare le directeur d'un complexe de vacances de luxe de Port Blair ( la capitale du territoire des Andaman et Nicobar).

" Destination écologique et de grande valeur historique" disent-ils ?

Tout est une question de perception...

Outre les dégâts irréversibles sur l'écosystème de l'archipel, une tribu des îles Andaman vient de disparaître...

En effet, la dernière membre d'une tribu originaire des îles Andaman et Nicobar, dans l'océan Indien, est morte", rapporte Asia Sentinel.

Agée de 85 ans, Boa Sr était la dernière représentante des Bo, qui ont habité les îles Andaman pendant 65 000 ans.

Elle était aussi la dernière à parler la langue de cette tribu. Les Bo font partie du peuple grand-andamanais, qui ne compte plus que 52 personnes alors qu'ils étaient 5 000 lors de l'arrivée des colons britanniques, en 1858.

En même temps, quelle importance ! Vous parlez le "Bo" vous ?

 

Source: Courrier International

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