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Billet de blog 7 janv. 2022

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Commençons par arrêter les guerres pour stopper l'immigration

Nous entendons de plus en plus de discours anti-immigration à la limite du fascisme et certains Etats vont même jusqu'à construire des murs pour stopper l'immigration tout en continuant les ingérences et les guerres. Mais nous oublions que les réfugiés ne migrent pas par choix et souffrent de cette vie loin de chez eux.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Combien de fois avons-nous entendu cette fameuse phrase « Je ne suis pas raciste, j’ai un ami noir, un voisin musulman, un collègue chinois… » ? Pourtant, celui qui n’est pas raciste est celui qui arrive à ne plus distinguer les couleurs, à ne plus deviner les religions, à ne plus juger selon la nationalité. Celui qui n’est pas raciste est celui qui ne cherche pas à mettre les personnes dans des cases. Ces cases qui débordent de clichés et de préjugés, et qui en un mot peuvent transformer l’être humain en un animal. Lorsque j’entends des personnes se plaindre de toute cette immigration en Europe, de ces étrangers qui envahissent leur pays, qui souillent leur culture, quelque part je peux les comprendre. La peur de perdre son identité, ses repères, ses valeurs, auxquels on s’accroche quand tout va mal. Puis il y a les racistes qui, eux, utilisent n’importe quel prétexte pour vous arroser de leurs haine et complexes. Ces racistes aux valeurs universelles qu’on retrouve partout, toujours avec les mêmes arguments basés sur la peur de l’autre et traduits dans différentes langues. Les réfugiés sont devenus leurs boucs émissaires préférés. Ils sont devenus la cause de tous leurs maux. Seulement, on a tendance à oublier que ces réfugiés ne sont pas des expatriés. Ce n’était pas par choix qu’ils ont quitté leur pays mais pour sauver leur vie. Ils ont abandonné leurs maisons en n’emportant rien avec eux, sauf, pour les plus fortunés, quelques photos. Ces réfugiés sont partis à cause de guerres monstrueuses, de conditions économiques désastreuses, de situations sécuritaires dangereuses.

Alors, la prochaine fois que nous verrons un réfugié, prenons le temps de nous rappeler qu’il n’est pas heureux d’être là et de vivre dans cette misère humaine loin des siens, de ne plus goûter aux plats traditionnels de son pays, de ne plus sentir le doux parfum du quotidien, de ne plus apercevoir des visages familiers apaisants, de ne plus entendre les tonalités de sa langue et de ne plus pouvoir toucher sa terre…

Essayons de nous souvenir que les coupables de cette misère humaine sont les gouvernements pour toutes ces guerres commises pour le pétrole, le gaz, les matières premières et le pouvoir. Un pays ne peut s’enrichir aux dépens d’un autre et demander au peuple de ce dernier de subir les conséquences de cette exploitation sans prendre la route de l’exil. Oui, nous avons le droit de ne pas accepter ces réfugiés et de vouloir l’arrêt de l’immigration, mais nous n’avons pas le droit de rester silencieux face aux atrocités commises au nom des droits de l’homme.Nous n’avons pas le droit de continuer à soutenir des gouvernements responsables de cette immigration car ils ont soutenu des dictateurs, des régimes fascistes, financé des guerres et vendu des armes pour leur propre intérêt. Alors la prochaine fois que nous verrons un réfugié, ne le jugeons pas mais commençons par juger notre gouvernement et peut être ainsi nous pourrons stopper l’immigration.

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