La vie est un four

En espérant que ce billet ne fasse pas un four !! (Nadia très en forme!)

J’ai frotté, frotté, frotté …

J’ai récuré, lavé, passé l’éponge sur les traces noires dégueulasses et séché mes avant-bras sur lesquels ça coulait gentiment !

Trois ans de graisse de pizza et de poulet rôti collée aux parois du four, au fond de la lèchefrite et sur les interstices de la grille…

J’ai les ongles noirs…

Et bon dieu, il reste encore des taches…

 

Et la vie dans tout ça ?

On a beau faire, frotter, vouloir supprimer les situations toxiques, les relations complexes.

On a beau vouloir communiquer de manière bienveillante et mettre tout en place pour … des stages, des cours.

On a beau acheter et faire les exercices des cahiers d’exercices.

On a beau comprendre ces émotions, les sentir, les ressentir et même réussir à les communiquer, de mieux en mieux.

On a beau comprendre en quoi les relations avec nos parents et celles de nos parents avec nos parents (et plus loin encore) nous ont impactés.

On a beau voir en quoi des générations de relationnel femmes/hommes ont impacté notre vie…

On a beau…

 

Un four c’est comme la vie :

1. Quant tu récupères un four taché, tu dois frotter frotter frotter pour arriver à « le récupérer » et à le mettre en fonctionnement « sain ».

1bis. Quant tu récupères ta vie, pour peu que quelques bagages psychologiques et psychiques t’aient été livré à la naissance ou se soit accumulé dans ton existence, tu passes une partie de ta vie à enlever des « tâches », les « tâches » transgénérationnelles, les « tâches » psychiques, des tâches « karmiques » même (si tu y crois).

2. Et quand le four est de nouveau un peu propret, chaque fois que tu fais une pizza ou un poulet rôti, du gruyère tombe, de la graisse gicle. Re tâche … Re nettoyage !

2bis. Et quand tu as l’impression d’avoir été au bout de ta compréhension de toi, ta famille sur 15 générations et les émotions en lien… bam, tu as un problème avec ton agence immobilière, ton banquier ou ? qui ne veut rien entendre… et ça tombe, et ça gicle et c’est la loose.

 

Alors aujourd’hui, je propose officiellement de transmuter « tache » en tâche.

La vie tâche ! Je tâche, tu tâches, il tâche, nous tâchons, vous tâchez, ils tâchent...

La vie tâche car elle y croit. Elle y met force et volonté. Elle tâche que les plats servis soient les meilleurs possibles, dans un environnement le plus sain et propre possible. Ce n’est pas exempt d’effort, et des fois elle s’y frotte même pas mal. La vie est un four, elle cuisine, elle cuit, elle mijote, elle brûle parfois, elle nous régale souvent ...

La vie est un four.

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