TGV, c'est comment qu'on freine?

Symbole de la gloutonnerie de nos sociétés, de leur incapacité à penser l’espace et le temps autrement, de l’inégalité qui se creuse entre les plus riches et les plus modestes, le TGV, fleuron de l’industrie française est devenu un gouffre financier dont le coût est supérieur aux avantages.
Camille - Allez Allez Allez (acoustique) © camillemusicofficial

Symbole de la gloutonnerie de nos sociétés, de leur incapacité à penser l’espace et le temps autrement, de l’inégalité qui se creuse entre les plus riches et les plus modestes, le TGV, fleuron de l’industrie française est devenu un gouffre financier dont le coût est supérieur aux avantages. La SNCF vient de l’annoncer, les prix des billets de TGV vont augmenter de 3,5% en raison de la hausse de la TVA. Les étudiants et les milieux populaires ou les classes moyennes hésitent désormais à emprunter ce mode de transport trop onéreux alors que le train appartenait historiquement aux classes populaires, qu’il était attaché à la révolution des loisirs lancée par le Front Populaire. Il est devenu désormais le train des riches comme le souligne Thierry Taccaud , rédacteur en chef de l’Ecologiste ( octobre/décembre 2011) qui s’appuie sur une étude récente parue dans The Economist, qui précise qu’il creuse les inégalités y compris entre les régions qu’il n’irrigue pas mais draine, assèche en massacrant les milieux naturels en défigurant les paysages dans la périphérie des villes qu’il aborde.

Or le Grenelle de l’Environnement prévoit encore la réalisation de 4500 KM de lignes à grande vitesse pour un coût de 103 Milliards d’euros qui parait démesuré au regard des efforts demandés par Fillon pour sauver le pays de la faillite.

Le TGV est devenu l’apanage des plus riches à la charge de tous. Il serait temps de ralentir et de reconsidérer la politique de la SNCF.

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