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Billet de blog 5 nov. 2021

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Lorsque la Politique nous mène au naufrage de nos illusions.

Voici dans mon cas personnel, les raisons qui après un demi-siècle d’observation du monde politique, me font aujourd’hui rejoindre ce troupeau majoritaire des déserteurs civiques qui, avec masque ou non, sont déterminés à ne plus mettre les pieds dans un bureau de vote pour remplir leur devoir citoyen…

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Radeau de la Méduse, citoyen…

ou lorsque la Politique nous mène au naufrage de nos illusions.

            Triste record : 66,64% d’abstention aux dernières élections régionales et départementales, en juin dernier. Cette désaffection exponentielle du Politique touche donc aujourd’hui la bagatelle de près de 32 millions d’électeurs sur 47,9 millions.

            Né en 1959, voici dans mon cas personnel, les raisons qui après un demi-siècle d’observation du monde politique, me font aujourd’hui rejoindre ce troupeau majoritaire des déserteurs civiques qui, avec masque ou non, sont déterminés à ne plus mettre les pieds dans un bureau de vote pour remplir leur devoir citoyen…

Mes premiers rapports au Politique

            Enfant, mon premier contact au monde Politique fut à l’âge des culottes courtes, plus précisément à la mi-mai 68. Je voyais mon ex-militaire de père, horrifié de l’ampleur que prenait les « Evénements », soliloquant devant la télévision familiale en noir et blanc, et priant haut et fort la venue des chars pour écraser la rébellion rouge de cette « chienlit » chevelue.

            Il fut à deux doigts d’être exaucé par la mère Patrie, via le général Massu.

            Ma grand-mère maternelle qui habitait malheureusement la célèbre rue Gay-Lussac, à savoir l’un des épicentres de la révolution des pavés et de la nuit historique, dite « des barricades »1, avait par principe de précaution été rapatrié à la hâte en notre appartement cossu dans le 9ème arrondissement de Paris. Notre grand salon familial donnait sur deux portes latérales, je me souviens que ma grand-mère maternelle regardait béatement une émission à la télévision, père et mère, eux, étaient absents, mes deux frères aînés et moi-même avions construit des petits pavés en Lego et nous les lancions sur elle, tel des manifestants soixante-huitards. La pauvre grand-mère ne comprenait pas réellement ce qui se passait, mais encore toute choquée, s’était naturellement plainte le soir même à son beau-fils. Nous nous étions donc faits après coup copieusement réprimandés par notre père, mais peu nous importait : nous avions fait notre propre Mai 68, notre Mai 68 à nous… un Mai 68 en quelque sorte : « domiciliaire ».

            30 mois plus tard, à 11 ans, se produit le second contact frontal à la réalité du monde politique… au sortir de l’école, le 9 novembre 1970. Le grand « Homme du 18 juin » meurt d’anévrisme à Colombey-les-Deux-Eglises. J’aperçois des mines sombres et des gros titres dans la Presse et j’ai le sentiment diffus que se joue un véritable drame national. Le soir, mon propre père, toujours ex-militaire, semble rien moins qu’avoir perdu le sien.

            Ce n’est que bien plus tard que je me rendrais compte que ce clac de fin du Général, le père de la Nation, a traumatisé toute la droite française.

1974 – 1981, la présidence Giscard

            Pendant 43 ans, j’ai assisté en citoyen lambda à huit élections présidentielles consécutives (1974… 1981… 1988… 1995… 2002… 2007… 2012… 2017...)

                Je ne conserve que quelques souvenirs vagues de la campagne présidentielle de 1974. Je me souviens tout au plus, et encore que vaguement, de jeunes républicains indépendants (JRI) qui veulent résolument tourner la page du gaullisme. Dans la rue, ces militants de droite, plein de dynamisme et de fougue, distribuaient des tracts et arboraient fièrement un tee-shirt blanc immaculé où était inscrit en gras : « GISCARD à la barre ».

            Un an après, je me souviens avoir assisté d’un œil étonné aux prémices de la démagogie politique en France. VGE, le jeune président moderne dégarni, désireux sans doute de dépoussiérer la communication présidentielle, se met à jouer avec entrain de l’accordéon en compagnie d’Yvette Horner… à disputer avec vigueur un match de foot ou à même s’inviter à la table des français afin de « regarder la France au fond des yeux » et prendre soi-disant ainsi le pouls des français, lequel d’ailleurs n’était pas si inquiétant en ce temps-là.  

            Au petit-déjeuner de Noël de la même année, ce même homme qui aimait en même temps participer à des petits safaris en compagnie de son compagnon de chasse Jean-Bedel Bokassa, le partagera, avec quatre éboueurs de l’avenue Marigny (un Français, deux Maliens et un Sénégalais). Sous les lambris de l’Elysée, un partage de croissants, hypocrite afin d’honorer ces travailleurs de l’ombre qui sont également des électeurs ou comme le dira quelques décennies plus tard Jean-Pierre Raffarin, faire prétendument le lien avec « la France d’en bas ».

            Puis vint, en fin du mandat droitier de VGE, la campagne présidentielle de 1981.  Moment charnière où véritablement ma conscience politique s’éveilla réellement avec toute une gauche réunie sous une même bannière fleurie de roses rouges et d’espoirs de changements.

            Je me souviens d’abord des affiches accrocheuses où se tient devant un village typiquement français, un Mitterrand au regard tourné vers l’horizon, l’œuvre publicitaire de Jacques Séguala, l’inventeur de « La Force tranquille » et de la « Génération Mitterrand ». Génération à laquelle je m’identifiais totalement. Je votai donc pour l’alliance PS/PCF, car j’approuvais d’ailleurs globalement le contenu des « 110 propositions pour la France2 » et notamment surtout celle qui projetait de rompre avec la prohibition du cannabis. En effet, déjà consommateur de ce psychotrope, comme des millions d’autres français d’ailleurs, ma grande première désillusion politique fut donc cette promesse électorale non tenue. Malheureusement, il s’en suivra bien d’autres sous les deux mandatures de cet ex-député de la Nièvre.

            Je me souviens également de la mémorable campagne de 1981 ou la candidature « Bleu-blanc-merde » de Michel Collucci, alias Coluche, créditée jusqu’à hauteur de 16%, soit tout de même à la troisième place après le duo Giscard/Mitterrand. Je reste encore 40 ans plus tard, estomaqué, époustouflé, profondément admiratif de l’audace de l’homme à la salopette, un clown professionnel qui aura fait trembler l’establishment politique sur ses bases et mourra cinq ans plus tard, le 19 juin1986, dans des circonstances que certains jugeront suspectes. Toujours est-il que le trublion, sous les multiples pressions et les menaces de mort, abandonnera finalement la partie de poker menteur après quatre mois de campagne décapante pour appeler finalement à voter Mitterrand qui se révélera vite, un formidable traitre à sa cause.

            Je compris à ce moment-là que le monde politique n’était qu’un monde sans pitié, un grand cirque, un bassin, une crique électorale où les requins s’entredévorent.

            …Je me souviens aussi de cette petite phrase du débat d’entre les deux tours, qui restera dans les annales télévisuelles : « Vous n’avez pas, monsieur Mitterrand, le monopole du cœur ! », même si en effet VGE possédait lui aussi un palpitant comme son adversaire, sa défaite sonna ses trois coups théâtraux avec pour verdict : 51,76 % pour l’homme à la rose. Et après cette courte victoire vint alors ce moment mémorable, gravé dans ma rétine, comme des millions de français, où l’on voit sur nos téléviseurs un Giscard sortant, déchu, figé tel un sphinx devant la caméra, pour entamer un interminable départ vers la sortie d’un décor qu’il ne semble pas trouver.  Tout un symbole…

Mon bilan pour le moins mitigé de l’ère Mitterrand

            Les deux premières années de sa mandature, je trouvais globalement et peu ou prou que la présidence Mitterrand, tenait ses engagements.

            Puis, dans le contexte du choc pétrolier, j’assistais attentif et inquiet au fameux « tournant de la rigueur » de mars 19833. La politique mitterrandienne de relance économique fut, c’est le moins que l’on puisse dire, un échec patent et les files d’attente devant l’ANPE grossirent4 à vue d’œil. L’interventionnisme économique de l’Etat, notamment par le biais de subventions ou de dépenses sociales, apparaissait maintenant, avec la naissance du néo-libéralisme initié dans le monde par le couple Thatcher/Reagan, néfaste, car troublant déjà le sacro-saint ordre du marché.

            Ce que je comprenais à l’époque, en tant que jeune adulte, c’est que la Gauche française commençait déjà, morceau par morceau, à perdre son âme, qu’elle renonçait à combattre frontalement le système capitaliste pour seulement se contenter de s’y adapter, vaille que vaille. Ce ne fut alors que le début du commencement d’une longue et interminable trahison des valeurs socialistes.

            Vint s’ajouter à ce triste constat, l’éclatement de nombreuses affaires d’Etat qui jetait pour le moins une forte suspicion sur la probité des membres des gouvernements5 Mitterrand. On était maintenant loin, en terme de gravité, de « l’Affaire des diamants de Bokassa », qui avec le recul du temps apparaît aujourd’hui, bien anodine.

            Reconnaissant pourtant volontiers quelques points positifs des deux septennats mitterrandiens, entre autres : l’abolition de la peine de mort par Robert  Badinter; la fin des monopoles d’État sur la télévision et la radio, la belle érection de la pyramide de Pei ; la nomination judicieuse de Jack Lang - le meilleur ministre de la culture depuis André Malraux ainsi que celle d’Edith Cresson - première premier ministre femme de l’Histoire de France- l'instauration de la semaine de travail de 39 heures ; la cinquième semaine de congés payés et la retraite à 60 ans… Pourtant, malgré ces points positifs non négligeables, petit à petit, en « arpentant » l’ubac, à savoir en mesurant l’ampleur du versant sombre et la face cachée de cet homme d’état, (les responsabilités "accablantes" de la France dans le génocide des Tutsis ; les témoignages de son soutien au gouvernement de Vichy et sa décoration de l'ordre de la Francisque au printemps 1943 ; ses relations amicales pour le moins troubles et troublantes avec René Bousquet, ancien secrétaire général de la police de Vichy ; l’affaire scabreuse des écoutes de l’Elysée, puis la mort suspecte de son ennemi juré, le polémiste Edern Hallier qui allait comme par hasard révéler l’existence de sa fille cachée Mazarine Pingeot ; le « suicide » également de son ancien conseiller : François de Grossouvre au sein même de l’Elysée), la statue de Commandeur se fissurait de toute part.

            Elle s’écroula finalement totalement lorsque j’appris que François Mitterrand décida à rendre public le bulletin de santé présidentiel pour en même temps mentir aux français sur son cancer à la prostate qu’il l’entraînera finalement dans la tombe. Ce fut à mes yeux le comble et le summum du cynisme, du mépris, de la duplicité et du machiavélisme relevé au rang d’art.

            Cet épisode se révélait profondément symptomatique de sa conception pour le moins vicieuse de la démocratie.

Les présidences de « Chichi », 1995-2007

            Homme sympathique s’il en est, qui aime le ris de veau, les femmes et le Sumo, j’ai toujours eut des sentiments partagés envers l’« abracadabrantesque7 » Chirac. Il incarne à mes yeux la caricature de l’homme politique traditionnel, bon vivant, jovial, populaire, roublard, faussement bonhomme et surtout extrêmement corrompu et malhonnête.

            En tout premier lieu, j’estime que le mari de Bernadette ne serait jamais parvenu à la fonction suprême sans avoir mis au point un ingénieux système mafieux au sein du RPR. En effet, Jusqu'en 1994, ce qu’on appellera le "système" Chirac, consistait à faire allègrement supporter des salaires et des gratifications, octroyés aux amis, aux collaborateurs, aux responsables du parti ou aux chefs d’entreprises privées, notamment du secteur du BTP. Ces sociétés bénéficiaient en retour des commandes des collectivités publiques, de marchés de construction, etc. 

            Emplois fictifs à gogo, discrètes valises de billets qui passent de mains en mains… qu’un président de la République française ait pu accéder au pouvoir présidentiel dans la plus parfaite illégalité et que cela en même temps ne semble choquer personne, m’a définitivement convaincu des racines profondes de la corruption politique en France et par ricochet, du silence éminemment coupable des médias, « chiens de garde du pouvoir »8.

            Pourtant à son bénéfice, je me souviens, en 1995, plutôt favorablement impressionné, de ce coup de gueule mémorable d’un Chirac se rendant en Israël et qui se met subitement en colère contre le chef de la sécurité israélienne9.  A son bénéfice également, un « Chichi » qui rompt avec la position de ses prédécesseurs et reconnaît enfin la responsabilité criminelle de la France dans la rafle du Vel d'hiv' et dans la Shoah. Cependant, dubitatif, je me demande pourquoi en France, il faut au moins un demi-siècle pour reconnaître ses erreurs. J’en viens à conclure que la raison principale en est peut-être que la repentance d’Etat n’ait sans doute possible qu’une fois que tous les responsables politiques, coupables d’atrocités de ce genre, soient prudemment enterrés six pieds sous terre.

            Un an plus tard, en 1996, la suspension du service national et par voie de conséquence, la professionnalisation des armées, aurait dû personnellement me satisfaire, satisfaire un pacifiste dans l’âme qui bien qu’ayant un père militaire de carrière, s’était débrouillé il y a plus de quarante ans, pour être néanmoins réformé P410. Pourtant à mes yeux, le service national reste paradoxalement un ciment national, où se construit un sentiment d’unité nationale, où se crée une opportunité d’insertion sociale et professionnelle et subsidiairement reste l’un des moyens les plus efficaces de lutter contre l’illettrisme. Décidément, rien n’est tout noir ou tout blanc…

            Enfin, pas toujours car vint une erreur stratégique et un coup de théâtre, stupéfiants ! En effet, en 1997, survint l’absurde dissolution du parlement décidé par un « Chichi » si mal conseillée par Dominique de Villepin. Celle-ci entraînera la victoire du PS aux élections législatives et ouvrira la voie sur la cohabitation avec un Lionel Jospin, dont j’estime avec feu Michel Rocard, être un l’un des meilleurs premiers ministres de la Vème République. L’Histoire a des soubresauts surprenants qui vous redonne parfois un peu d’espoir.

            En 2000, Jacques Chirac, cette fois mieux inspiré, décide de ramener la durée du mandat présidentiel à cinq ans au lieu de sept. Un référendum et le changement des institutions est approuvé par plus de 73 % des Français.

            Deux ans plus tard, retour à la case départ, le Président sortant brique une nouvelle mandature. Ce corrézien de cœur bénéficie alors à la fois des voix de la droite et de la gauche qui appellent de concert à contrer d’un bloc républicain le Front National tenue par le grand borgne breton, xénophobe émérite et antisémite viscéral. Jacques Chirac est ainsi réélu avec un score digne des pays de l’Est, soit 82,15 % des suffrages. Je fulmine littéralement… de la fumée sort même de mes naseaux ou plutôt de mes narines… cet homme aux commandes du pays avec moins d’un quart des électeurs derrière lui, s’abstient dans un tel contexte de composer un gouvernement d’union nationale et gouvernera à droite toute… Un formidable déni démocratique qui ne semble, là encore, n’émouvoir personne.

            Pourtant au crédit de l’homme qui aimait toujours autant les ris de veau, les femmes et le Sumo, son refus d'intervenir lors de son second mandat dans la guerre en Irak et de suivre en bovidé moutonnier les américains, avec un Bush fils en tête. Un bras de fer pas si évident débouchant en ce mois de mars 2003, à ce qu’un Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, tienne avec plein de verve, un discours onusien historique et dans lequel Chirac s'oppose fermement à participer à la guerre en Irak. 

            Trois ans plus tard, en 2006, J’applaudis également des deux mains à la création du musée du quai Branly consacré aux arts premiers, conçu par l'architecte Jean Nouvel dont si j’apprécie peu la façade extérieure, adoube des deux mains l’aménagement intérieur qui reste à mes yeux, une mise en espace muséographique, grandiose.

Le tunnel Sarkozy

            Il s’agissait même pour moi d’un interminable tunnel du Mont-Blanc tant j’ai cru que sa mandature ultralibérale n’en finirait jamais. A tel point que bientôt, chaque apparition télévisuelle où apparaissait son visage parcouru de tics nerveux et d’un corps soumis à des soubresauts incontrôlés de ses épaules, me donnait des haut-le-cœur. Je me demandais ce qui allait encore nous tomber dessus, quelle annonce ce psychorigide allait encore nous faire ! J’imagine que ce sentiment de ras-le-bol fut partagé par bon nombre d’électeurs de gauche, durant cette sombre période-là.

            Mais de quoi se plaignait-on ? On avait eu De Gaulle et on voulait à nouveau un leader à poigne de fer à la tête du pays et bien on l’a eu et on n’a pas été déçu ! Avec en prime, on le saura plus tard, certaines surprises du Chef concoctées et mitonnées secrètement dans les cuisines élyséennes aux relents particulièrement nauséabonds. Toujours est-il que tant sur ses idéaux néolibéraux nappés d’un conservatisme gélatineux, sur son côté bling-bling infantile ("Si à 50 ans on n'a pas de Rolex, on a raté sa vie" Février 2009), son côté machiste, vieux beau et coq de basses-cours (« Casse-toi, pauv' con ! » Février 2008) ou encore sur ses insupportables outrances verbales électoralistes ("Dès demain, on va nettoyer au Karcher la cité." Juin 2005), j’ai cordialement exécré cet homme et tout ce qu’il représentait, à savoir la morgue et le mépris d’une classe dirigeante prônant le darwinisme social.

            Quant à son bilan politique, il restait à mes yeux, l’un des plus négatifs de la Vème République - mais j’ai depuis révisé totalement mon jugement car survint Macron, le jupitérien ! C’est d’abord à lui que l’on doit la soi-disant modernisation de la communication politique en France. Cela s’est passé via des agences publicitaires tel Havas, dirigé par son ami Bolloré, qui deviendra le couteau suisse particulièrement onéreux de la communication présidentielle avec en prime et en sus la venue de ces fameux « éléments de langage ». Eléments de langage appris par cœur par des ministres devenus pour le coup des perroquets gouvernementaux.

            Mais plus important encore, en 2007, l’« homme aux tics permanents », instaure la continuité du service public où en bon casseur de mouvements sociaux, il déclarera réjoui et sans complexe : « Désormais quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit. » Merci et chapeau, l’artiste…

            Il décide également de l’autonomie financière des universités et en matière de Justice, crée les fameuses peines planchers et décide tout bonnement la suppression sur le territoire de 400 tribunaux sur 1200. Fallait tout de même oser le faire…

            En matière d’avancées, ou plutôt de régressions sociales, l’homme n’est pas en reste en mettant fin aux régimes fiscaux spéciaux et de décider l’allongement de l’âge minimum légal de départ à la retraite. En 2008, il se fait sabreur sans état d’âme et décide le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, entrainant ainsi une réduction des effectifs de la Fonction Publique de 150 000 fonctionnaires. Il durcit également considérablement les règles d’éloignement des étrangers sans papiers. Et il ne faut pas oublier dans ce beau tableau récapitulatif, qu’en cinq ans de gouvernance sarkosyste, c’est notre dette publique qui se gonfle de 500 milliards d’euros. N’oublions pas non plus la création ratée de cette usine à gaz d’Hadopi, la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet, son projet totalement avorté d’Union de la Méditerranée. Ou enfin de son objectif « Zéro SDF » qui s’est soldé, il fallait s’y attendre, par une précarité galopante et de 400 morts annuels de sans-abri, décédés en France à même l’asphalte de nos rues.

Des affaires, en veux-tu, en voilà…

            Entre autres, parmi la longue liste de boules puantes du quinquennat du mari de Cécilia et de Carla Bruni… citons l’affaire des écoutes, les comptes de la campagne présidentielles de 2002, le financement libyen, l’affaire de Karachi, l’arbitrage du Crédit Lyonnais dans l’affaire Tapie, l’affaires des sondages de l’Elysée, l’affaire Bettencourt.

            Bref, en matière de probité, feu Pasqua n’aurait pas fait mieux à la tête de l’Etat et même un Jacques Chirac devient en comparaison un saint à canoniser d’urgence eu rapport des innombrables coups tordus et entorses à la loi dont s’est rendu coupable cet Al Capone de la politique. Ce qui fait de lui aujourd’hui, événement unique dans les annales de l’Histoire de France, le premier Président de la République à être condamné par la Justice.

            Mais ce qui m’a également choqué, en simple démocrate quelque peu soucieux de la bonne utilisation des deniers publics, ce sont ses goûts de luxe immodérés que n’auraient pas renié un Bokassa, un Duvalier, Ceausescu ou un Erdoğan. Le summum a été notamment atteint selon moi en 2010 lorsqu’il demande à ce que l’avion présidentiel soit doté d’une cafetière à 25 000 euros et, tenez-vous bien… oui, vous lisez bien : d’un four à pizzas… Mais bien évidemment, un four à pizzas, que n’y avait-on penser avant !

            Dix ans après, le no-limit permanent de cet homme durant son quinquennat, m’impressionne encore et en bon Michael Corleone de la politique, cet ancien avocat ne s’est pas arrêté à mi-chemin, à tout osé, à tout tenté, n’hésitant pas selon moi à se salir les mains bien au-delà du raisonnable… En effet, dès lors qu’un certain colonel Muammar Kadhafi allait révéler le financement à coup de millions de dollars de sa campagne de 2002, les services de renseignements français se sont lancés dare-dare dans une chasse à l’homme et une logique d’élimination physique du Raïs. Il fallait bien faire taire une fois pour toute ce dictateur qui en savait trop.

            Il ne fait guère plus de doutes aujourd’hui qu’il s’agit là d’un simple assassinat politique qui cache son nom.

Hollande, le fossoyeur de la Gauche (2012/2017)

                Lorsque je pense à François Hollande, c’est d’abord à une monumentale erreur de casting à laquelle je songe. Comment cet homme, ce candidat « normal » pour ne pas dire transparent, avait-il pu traverser ainsi les mailles si serrées du filet d’une campagne présidentielle et occuper la fonction suprême sans en avoir le moins du monde la stature ?

                Cela reste encore pour moi un mystère…

                Comment également un second rôle de la vie politique pouvait-il passer ainsi au statut de premier rôle ? Et quelle image pataude d’amateurisme donnait à l’étranger ce Gaston Lagaffe politique ? Si le ridicule ne tue malheureusement pas dans certains cas, que ce soit au travers de ses gaffes tout azimut, de ses traits d’humour potaches et inappropriés ou de ses bourdes mémorables, comme beaucoup de mes concitoyens, j’ai eu pendant cinq ans un vague sentiment de honte d’être français11.

                Mais mes griefs envers Hollande ne se limite pas là, bien sûr. En février 2016, le gouvernement Valls propose un projet de loi visant à améliorer la compétitivité des entreprises en simplifiant et assouplissant le droit du travail. Des manifestations en pagaille s’ensuivent. Je participe à l’une d’elles par solidarité citoyenne. Quel ne fut pas ma stupéfaction lorsque je m’aperçus que les hordes de forces policières d’intervention, en présence, utilisaient des grilles anti-émeutes bloquant les rues adjacentes afin de pratiquer la technique dite de la « nasse » consistant à retenir les manifestants dans un périmètre donné et bloquant toutes sorties. Un dispositif sécuritaire digne des pays de l’Est où l’on traite les opposants au régime ni plus ni moins comme du simple bétail.

                Comme une souris une nouvelle fois prise au piège de mes illusions, je me demandais en quoi ce président-guignol, ce chef scout potache, était soi-disant de gauche. En quoi, en effet, était de gauche un Président qui détricotait ainsi nos droits sociaux, sans nous apporter en contrepartie d’avancées sociales significatives, à part peut-être le mariage pour tous, et faisant sans complexe une politique économique dés plus droitière12. Je comprenais ô combien la colère juste des frondeurs, avec en tête de gondole un Arnaud Montebourg et un Benoît Hamon, qui se sentaient trahis comme je me l’estimais moi-même.

                François Hollande, en fossoyeur de la gauche, continuait donc ainsi le travail de sape des valeurs socialistes commencé par Mitterrand lui-même. Mais si on enlevait, me disais-je, la spécificité de la gauche c’est-à-dire celle de promouvoir des avancées sociales pour le mieux-être d’un peuple, que nous restaient-ils à défendre, nous hommes de gauche ? Triste à pleurer, rien ne séparerait plus désormais, en France, une politique de gauche d’une politique de droite et l’élection de Macron en sera finalement la preuve par l’absurde.

                Et comme pour confirmer que décidément ce Hollande n’avait pas l’envergure d’un Jean Jaurès, n’arriverait jamais à sa cheville et n’en avait en rien la fibre idéologique, vint l’épisode d’un SMS présidentiel révélé par la journaliste offensée Valérie Trierweiler, où notre mauvais comique et illusionniste de gauche, traitait ni plus ni moins les pauvres de « sans dents » révélant ainsi toute la morgue et le même mépris de classe, dont avait déjà fait preuve son prédécesseur.

                Ce fut donc avec un bonheur non dissimulé, lorsque ce Président en exercice annonça, trahi par son ministre de l’économie, de ne pas briguer un second mandat.

                C’était si réjouissant de le voir ainsi, l’égo flétri, faire sa propre oraison funèbre en offrant sur nos petits écrans un bien bel hara-kiri politique.

Présidence Macron ou l’apothéose du désastre démocratique

                Rebelote, retour à la case départ, se reproduisait le même jeu de dupes qu’en 2002. Emmanuel Macron, « le premier de cordée » est élu au second tour pour faire barrage cette fois à la blonde Marine, la fille du grand borgne breton. Encore un vote par dépit, encore un vote par défaut pour sauver soi-disant une nouvelle notre démocratie au bord du gouffre. Cela sent le ragoût réchauffé à plein nez, mais je l’avoue j’ai été néanmoins bluffé par le jeu de chamboule-tout politique, le jeu de massacre, auquel s’est livré objectivement avec talent ce premier de la classe. Peu d’homme dans l’Histoire de France, ont eu de telles audaces gagnantes dans un strike aussi triomphal.

                Deux évènements majeurs auront marqué bien évidemment le quinquennat Macron, les Gilets Jaunes et la crise du Covid-19. C’est d’ailleurs à l’aune de ces deux événements, que l’Histoire jugera in fine de sa mandature avec en sus évidemment sa totale inaction sur la lutte contre le réchauffement climatique et la mise en application de la transition écologique.

                Du mouvement des Gilets Jaunes, jacquerie moderne et révolutionnaire, je retiendrai l’aveugle et ahurissante brutalité répressive de l’Etat (entre 2.000 et 3.000 personnes ont été blessés dont 82 graves, 152 blessés à la tête, 17 éborgnés et quatre mains arrachées), les street medics13 et les journalistes, brutalisés, matraqués, l’explosion du nombre de garde-à-vue, le manque total d’empathie pour les victimes, l’incroyable impunité des coupables et à contrario la criminalisation des manifestants et l’acharnement judiciaire à l’encontre notamment des leaders du mouvement.

                Puis, en réponse à ce mouvement social sans précédent, l’instauration d’un Grand Débat national qui n’est en réalité qu’un simulacre, une parodie de démocratie participative où chacun pose gentiment sa question et à laquelle, royal, le Président répond cordialement mais sans jamais retendre le micro, redonner la parole à l’intervenant. Un débat donc, faussé, non contradictoire, qui révèle sa conception pour le moins vicieuse de la démocratie participative. J’ai été notamment choqué lors de l’un de ses débats publics, qu’une jeune femme demande la gratuité des produits d’hygiènes intimes pour les femmes SDF et Macron d’adouber enthousiaste à cette proposition. Selon moi, je voyais-là sous mes yeux, une totale inversion des responsabilités et des valeurs, épisode symptomatique de la décadence de notre société. Le vrai problème, c’est la défaillance de l’Etat, l’inertie politique, qu’il y ait encore des sans-abri, hommes ou femmes, et non pas comme solution de distribuer ou non des protections hygiéniques gratuitement.

                Pour ce qui est de la gestion plutôt ubuesque et catastrophique de la crise du Covid-19, les graves défaillances de l’Etat ont été abondamment relevés et commentés, notamment ici sur Médiapart.

                Ce que j’en retiendrais seulement, c’est que les décisions se sont prises finalement entre un entre soi d’énarques, sans réel contre-pouvoir, parlementaire ou sénatorial. Qu’en de telles circonstances exceptionnelles, les grandes orientations et décisions sanitaires auraient dû se faire par voie référendaire. Que le formidable et historique rétrécissement de nos libertés qui s’en est suivi, n’envisage naturellement pas de retour en arrière. Que l’Etat, de loi d’exception en loi d’exception, décide ainsi de tout et de son contraire, de ce qu’on peut et ne peut pas faire… sans jamais reconnaître qu’il se soit trompé dans ses décisions.

                Toujours est-il que l’homme gouverne la France comme le chef d’entreprise d’une start-up, obnubilé par sa vision managériale de l’Etat, se révélera aussi doué pour transformer n’importe quel événement dramatique en finalement un bénéfice politique personnel. L’incendie de Notre-Dame, en est une preuve supplémentaire où en « maître des horloges » il défie le temps intemporel religieux pour imposer le sien. Impossible n’est pas français, la cathédrale sera donc reconstruite en cinq ans. Le plus choquant est que quelques minutes avant son allocution solennelle sur le parvis, le même Macron était filmé avec Edouard Philippe, son premier ministre, tous deux hilares, sans doute en réaction à une bonne plaisanterie…

                Avec l’incroyable et rocambolesque Affaire Benalla, on se rend également vite compte que ce bien-né de la cuisse de Jupiter, pipe en permanence les dés, triche, et ne joue par le jeu républicain à laquelle pourtant il devrait se soumettre. Et ce notamment en court-circuitant le Groupe de sécurité de la Présidence de la République pour placer sans consultation, un protégé sous expérimenté mais tout dévoué à sa cause et à sa personne. L’homme-Jupiter stratosphérique, tel un Icare ne se brûlant jamais les ailes, se croit ainsi en plein tempête Benalla, planer au-dessus des lois et le démontre si l’on avait encore un doute, par cette phrase prononcée à la Maison de l’Amérique latine devant sa majorité : « Qu’ils viennent me chercher. »

                Bref, sous l’arrogante ère Macron, c’est à un Etat omniscient, répressif, autoritaire, aux injonctions contradictoires et qui en même temps se montre particulièrement faillible dans l’application de ses mesures contestables tout en voulant apparaître le juste contraire.

                Est-ce vraiment le propre d’une démocratie moderne ?

                Non, bien évidemment, et ce qui est sûr, à mes yeux, c’est que nous avons passé sous la présidence de ce Napoléon jupitérien, à un état policier, à un monde de surveillance Orwellien. Enfin et surtout, à une démocrature14 plus qu’à une démocratie effective. Je prendrai qu’un seul exemple parmi une pléthore d’autres, celui de l’épisode du 1er mai 2019 ou un certain Christophe Castaner, premier ministre de son état, tenta le lendemain de nous faire croire par l’intermédiaire des médias que l’hôpital Salpêtrière avait été « attaqué » par des manifestants déchaînés alors que ces derniers essayaient, les pauvres, de simplement ne pas mourir asphyxié et échapper aux tirs nourris de gaz lacrymogènes (je fus un témoin oculaire de l’événement).

                     N’est-ce pas là les méthodes usuelles employés par un régime totalitaire, la désinformation et la mauvaise foi pour à la fois décrédibiliser des opposants au régime, des opposants qui avaient l’impudence de crier : « Macron fumier, on va te composter !», et masquer sa brutalité structurelle ?

Conclusions

                Voilà donc brièvement, avec bien sûr, lacunes et oublis, mes observations de la vie politique française depuis un demi-siècle.

                Certains se reconnaîtront peut-être dans ce parcours d’un citoyen lambda, pavés de désillusions. Toujours est-il que depuis maintenant des décennies, les français qui ne sont pas tous des idiots congénitaux auxquels il faut expliquer et réexpliquer pourquoi ils ont torts, se rendent bien compte que les politiques sont impuissants à changer positivement et concrètement leur quotidien. Cette prise de conscience pragmatique, notamment chez les jeunes, explique à la fois le taux abyssal d’abstention, le mouvement révolutionnaire des Gilets Jaunes, la montée xénophobe du Rassemblement national et aujourd’hui la « zemmourisation » plus qu’inquiétante de notre société en déclin démocratique.

                En fait, sans doute, la véritable et seule question à se poser pour un citoyen se déplaçant encore dans un bureau de vote, reste sans doute de savoir si le responsable politique, et à sa tête le Président de la République, possède encore une réelle marge de manœuvre pour changer d’une façon positive et en profondeur la réalité sociale de la majorité des français et non d’une façon homéopathique, inopérante et inefficiente ?

                Les politiques restent désespérément bloqués sur le même logiciel, vintage et vérolé, surenchérissant comme des poissonniers à la criée, sur leurs promesses électorales tout en sachant pertinemment pour la plupart d’entre eux qu’ils auront le moment venu poings et mains liés pour appliquer leurs réformes. Enchaînés qu’ils seront sur un territoire politique enclavé par la puissance indécente et malséante des lobbys, par les prérogatives intouchables du capitalisme financier, par la sacrosainte liberté du marché de notre société de surconsommation, par le carcan étroit et le pilori constitutionnel européen ainsi que par le maquis ô combien contradictoire de nos propres lois nationales.  

                N’est-ce pas en définitive depuis au moins une vingtaine d’années, qu’un jeu de dupes, un immense théâtre d’ombres, un monstrueux Karagöz15 où les promesses de décrocher la lune n’engagent stupidement que les Pierrots enfarinés qui y croient encore ? Et nous continuons pourtant à boire comme du petit lait la parole d’un chef charismatique parcouru de tics facials, pour changer en mieux notre réalité ou par un mouvement de balancier surprenant, adouber un président désespérément « normal » pour soi-disant réenchanter le rêve français.

                Ou bien, plus récemment, et sans doute plus coupablement encore, élire un Président jupitérien qui du haut de son Olympe fumeux et ennuagé, vous promet sans rire de réparer dans un premier temps notre système néolibéral défectueux afin qu’ensuite se redistribuent au bas peuple les profits capitalistiques. Miracle pouvant s’opérer selon la fameuse théorie fallacieuse du « ruissellement », à savoir que prétendument "La cupidité des uns, fera(it) le bonheur de tous16. »

                Peut-être est-il venu l’heure de la désobéissance civile ? Arrêtons du moins, myopes comme des taupes, à chaque présidentielle, de prendre des vessies pour des lanternes.

                Et pensons aussi écologie, pensons à nos arbres et ne gâchons plus inutilement le papier dont sont composés nos bulletins de vote.

Alain Nahmias

Notes :

1/ La nuit du 10 au 11 mai 1968.

2/ Texte d’orientation politique présenté par le PS et Mitterrand pour l’élection présidentielle de 1981. 

3/ Déjà au cours de l’année 1982, survint le blocage des salaires pour freiner l’inflation et restaurer les profits des entreprises, la signature d’un plan de réduction des dépenses de la sécurité sociale, ou encore la mise en place d’un plafond du déficit public fixé à 3% du PIB. 

4/ En effet, le taux de chômage passa de 1,65 millions en mars 1981 à 2 millions en décembre 1982.

5/ Parmi les dizaines d’’affaires qui survinrent durant les 2 mandatures de Mitterrand, entre autres : L’affaire de la Société Générale, L’affaire des Ecoutes de l’Elysée, L’affaire du Carrefour du développement, le Raimbow-Warrior, L’affaire de la MNEF, L’affaire Robert Boulin, etc, etc, etc…

6/ Le 19 mai 1981.

7/La création de ce néologisme est attribuée à Arthur Rimbaud en 1871, il est réutilisé en septembre 2000 par Chirac concernant l’affaire de Jean-Claude Mery, financier occulte du RPR qui affirme lui avoir remis 5 millions en liquide.

8/ En 1997, Serge Halimi publie « Les nouveaux chiens de garde », dénonçant le journalisme de connivence avec le milieu politique.

9/ Le 22 janvier 2020, en visite à Jérusalem, Emmanuel Macron a élevé la voix contre un policier israélien. Une altercation qui rappelle étrangement celle de Jacques Chirac, un quart de siècle plus tôt

10/ Le coefficient 4 indique la présence actuelle et prolongée de troubles de la personnalité et de l’adaptation définitivement incompatibles avec la poursuite du service.

11/ Comment s’étonner dès lors qu’il fut le moins populaire de tous présidents de la Ve République.

12/les entreprises ont bénéficié de 20,6 milliards d’euros d’allégements des prélèvements obligatoires sous son quinquennat.

13/ Les street medics sont des militants qui fournissent les premiers secours aux blessés lors des manifestations. 

14/ Le mot « démocrature » est utilisé en sciences politiques pour désigner le caractère dictatorial d’un régime qui par certains côtés néanmoins, est démocratique.

15/ Karagöz est un art théâtre d'ombres turc traditionnel.

16/ Citation de Daniel Boutroux.

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