Mea Culpa et Mondialisation

Dans mon précédent billet, j'essayais de montrer à ma façon comment l'expression "Compétitivité des Entreprises" nous poussait à penser d'une certaine manière.

Je me dois de faire un mea culpa.

En effet, dans ce même billet (édité entre temps), je m'emballais et j'en venais, de manière lapidaire, à accuser "la mondialistation imbécile".

Ce faisant, je suis tombé dans le même travers que ce que je tentais d'expliquer.

Une "Mondialisation" comme mécanisme indépendant de tout acteur, une "Mondialisation" responsable de la désinsdustrialisation, de la pression sur le salariat et de la réduction des "charges" (i.e cotisations).

Le seul mot "Mondialisation" laisse sous-entendre que nous sommes soumis à une évolution naturelle du monde contre quoi nous ne pouvons rien faire.

Les utopistes qui chercheraient à la combattre ne comprendraient rien aux réalités de ce monde et la mondialisation est inéluctable.

Ce monde change et il faudrait s'y adapter par "obligation", dédouanant de ce fait les acteurs du système économique actuel. C'est autant d'idées dont la "Mondialisation" est le vecteur et c'est loin d'être exhaustif.

Mais je suis d'accord sur le fait qu'on ne peut effectivement pas combattre la "Mondialisation".

Cela peut sembler paradoxal avec mon propos mais il n'en est rien. Car une fois lèvé le voile du vocabulaire, la "Mondialisation" n'apparait plus que comme une conséquence parmi d'autres du système économique. Hors on ne combat pas une conséquence, on s'attaque à ses causes et à ses acteurs.

D'ailleurs sur ce thème, je vous conseille cet article de Neil Fligstein : "Rhétorique et Réalités de la << Mondialisation >>". Si vous ne savez pas où le trouver, n'hésitez pas à m'envoyer un petit message.

Mais j'en reviens à mon mea culpa. C'est un comble et je le reconnais bien volontiers ! J'ai voulu dénoncer la compétitivité et je suis tombé sous les coups de la mondialisation ;-)

"faute avouée à demi pardonnée". Qui sait... peut être suis-je retombé dans le panneau avec ce deuxième billet ?

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