Le temps du souvenir est venu

Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Ami entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ? Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.

Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Ami entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?

Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.

Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes...

Nous ferions bien de nous remémorer ce magnifique chant et de nous souvenir de toutes ces personnes qui se sont battues, qui sont mortes pour notre liberté. De nous souvenir du pourquoi de leurs sacrifices.

Ce chant est plus que jamais d'actualité. Même si les paroles sont guerrières. 

Notre destin est dans nos mains et nos têtes. La lutte nous la ferons, pas en nous déchirant , en nous regroupant, avec toutes nos différences, mais avec l'objectif que chaque travailleur puisse vivre et non survivre, que chaque retraité puisse vivre et non survivre, que la nature puisse vivre et être pour nous une alliée respectée, que nos enfants aient un avenir, que les richesses ne soient plus à sens unique, et éradiquer la haine et les guerres. 

Je ne suis pas utopiste, cette possibilité de lutter, nous l'avions dans les mains le dimanche 23 avril. 

Et nous l'avons encore. Même si c'est la finance qui gagne le 7 mai.

A condition de cesser ces débats concernant des différences d'opinion somme toute pas si énormes, et qui peuvent être discutées par la suite.

Si par contre la haine l'emportait le 7 mai... Et bien ma foi, il faudra lutter et rester groupés plus que jamais. 

Ainsi quel que soit le résultat du 7 mai,  l'Union sera notre force.

Ne plus être dupes de ces nantis qui ont appris l'art et la manière de diviser les pauvres pour mieux les manipuler, et ensuite de trouver un ennemi commun que beaucoup vont adopter : l'autre, celui qui n'est pas pareil, celui qui est étranger, qui prend tout, le travail, les aides, aux dépends des <<vrais>> français.

Et nous rassembler, la montrer cette force, cette union, et défiler tous dans un même élan le 1er mai, sans bannières syndicales, avec un brin de muguet, un rameau d'olivier, une pancarte, <<Nous sommes le peuple de France, uni et solidaire>>

Ils doivent bien rire de nous tous ces riches en nous voyant déchirés. Ils ont encore un bel avenir devant eux...

 

 

 

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