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Billet de blog 20 janv. 2017

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«He's gonna be impeached» ou l'espoir des jeunes démocrates

Aujourd'hui, Donald Trump va prêter serment devant la nation, sur la colline du Capitol Hill à Washington D.C.. Pour ceux qui ont besoin de temps pour avaler la pilule, il reste encore un espoir : «l'impeachment» (la destitution).

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19 janvier 2017 - "De toute façon, il va se faire destituer". C'était le lendemain des élections et la bande habituelle s'était retrouvée au bar du quartier pour pleurer ensemble. Tout le monde était encore sous le choc. Bien sûr à Washington DC, 97% des votants sont des sympathisants démocrates. La ville entière était encore en deuil.

Le congrès est prêt pour accueillir le cirque Trump. © Nastasia Peteuil

Deux mois sont passés mais l'espoir que Donald Trump se fasse destituer est encore vif. Les démocrates comptent sur les révélations pour espérer pouvoir passer à l'action. "Tu lui donne combien de temps toi?", la question est sur toutes les lèvres. "Deux mois". "Allez, maximum deux ans". 

À mon retour des vacances de Noël, Scott, un ami originaire du Texas, vient me chercher à l'aéroport international. Pendant une heure, nous parlons de Trump et des Américains.

"Tu sais, il y a quelques semaines, j'ai pris le bus avec un mec qui ne savait même pas comment les Grands électeurs fonctionnaient ou que notre système n'était pas par vote populaire. D'ailleurs, il n'a pas été voté parce qu'il ne voulait pas louper une journée de boulot".  En une seule anecdote, il a résumé toutes les problématiques de l'élection présidentielle. 

Deux mois plus tard, les jeunes démocrates n'arrivent toujours pas à y croire vraiment. Après Obama, les avancées sociales dans plusieurs États, les financements pour des projets dans le domaine de la justice sociale, non, vraiment, comment Donald Trump peut passer après cela ? 

"C'est presque évident", lance Scott. "On a poussé trop loin en élisant un président noir, du coup, il y a une montée du conservatisme pour retrouver une balance". Trop de progression tuerait la progression ? 

La conversation finie sur ses derniers tweets, histoire de rigoler quand même. 

Nastasia Peteuil (Washington D.C.)

*  Philippe Grangereau explique très bien le processus de destitution par ici : "L'impeachment américain bien rodé"

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