Elena Cihuatl

travailleuse engagée pour un monde vivable pour tous, humains et non-humains

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Billet de blog 14 juin 2025

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Comment je me suis engagée pour Gaza 2

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Un article de Mediapart présente une initiative du Collège de France : Pause (Programme national d’accueil en urgence des scientifiques et artistes en exil). Je trouve l'acronyme approprié. 17 familles palestiniennes ont pu en profiter jusqu'à présent. Mais le programme est submergé sous les dossiers de candidatures et l'argent manque. Je me sens mobilisée pour aider en cherchant des sponsors. L'objectif me touche : "Quitter Gaza pour préserver sa culture" et l'idée de mettre des gens à l'abri de l'enfer me motive fortement. 

Grâce à quelques indications données dans l'article, je parviens à contacter Marion Slitine, professeur universitaire responsable de cet accueil. Je lui envoie un mail le dimanche matin du week-end de Pentecôte, elle me répond immédiatement. C'est un choc et une grande joie, je n'osais pas l'espérer. J'apprends qu'un financement participatif a été lancé, excellente nouvelle. Je m'étonne que les articles de Mediapart et Libération n'aient pas mentionné le lien de cette cagnotte, qu'il me paraît essentiel de diffuser. Et je repense à toutes les tribunes que j'ai lues, certaines de personnalités très connues, qui auraient certainement les moyens de soutenir cette action. Après quelques jours et un mail égaré, j'ai enfin le feu vert de Marion pour contacter les rédactions des journaux en question, ainsi que les deux Prix Nobel de littérature qui se sont engagés pour Gaza : Annie Ernaux et JMG Le Clézio. C'est la première étape de mon plan de bataille ! 

Il est facile d'écrire à Mediapart. En ce qui concerne les écrivains, il me vient à l'esprit qu'il serait cavalier d'écrire à un Prix Nobel sans faire allusion - au moins partiellement- à son oeuvre. Je connais très mal Annie Ernaux et décide de commencer par lire quelques-uns de ses livres. J'en trouve plusieurs sur les rayons de la médiathèque, déconcertants par leur finesse et leur petite taille, comme de simples carnets. Leur écriture, par contre, est forte et puissante. Je me laisse porter par ce flux et mûris ma lettre. 

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