En moi est l

Thoreau Vs Soros. Globale et Gémonies

En moi est l’Autre. Luit d’Un. Dedans. Dehors. Demain.

Le damné de la Terre. Lui, primé du dédain.

Lui, tatoué de l’absurde. Débouté du fécond.

Invisible est en moi. Cette trappe du Mékong.

 

Intarissable aussi, exulte, éructe, abonde.

La peur d’un jour prochain où ils deviendraient fous.

De nouveau infoutus de s’entendre une seconde.

S’ils revenaient en meute, nous verrions Isoufou.

 

L’alerte donnée, résonne, en des murs bien trop plats.

Et sans rugosité, il n’est de relief clair.

Les partisans induisent. Les prêtresses, et les clercs,

Sont les voies d’outre-tombe, qui font Sion et Qibla.

 

En Lui est toi, autant que moi. Un Jour,

Décidera du destin de toutes les Nations.

De tous les peuples, ensemble, il y aura fusion.

De nous ou bien des autres nous aurons les atours.

 

Nous partirons ensemble sur des chemins de croix.

En des parterres de fleurs, parsemés de crachats.

Subir : coups de pression, et subir : idées noires.

Les angoisses et les peurs qui forgent nos grimoires.

 

J’entends en moi la flûte qui me dit : s’il te plaît !

Ne viens pas ramoner un temps qui te déplaît.

Tu pouvais naître hier, mais tu n’en n’as rien fait.

Relève les murs anciens que tes ancêtres firent.

 

Tu es fait d’olivier, et de figue et de myrrhe.

Tu es le bois d’érable, la vipère, et le geai.

Tu es la toison d’or, la rivière, et la loutre.

Tu es la paille qui brûle lorsqu’on souffle les poutres.

 

Nous sommes deux et bien plus. Une cohorte, voir douze.

Avec cette autre barbare, qui nous tond les pelouses.

Quand il n’en reste rien, nous broutons pierre et sable.

Lors de transhumances sourdes, aux heures interminables.

 

A entendre, et attendre, l’autre, rien. Du néant.

Viennent nos passions tristes, d’un Spinoza béant.

D’un Goethe aux voix profondes. D’un : mal aimé, artiste.

D’un David passionné, ascendant. Sabbatiste.

 

De Noé naquit Cham, et de Cham Canaan.

Bien avant Salomon et Alexandre, les Grands.

Bien avant Isaac, ou Ismaël. L’ : âne baptiste.

Vinrent les esprits nobles, qui firent d’un point : un fist...

 

A trop biaiser l’alter, on en pervertit soi.

A méconnaître le centre, Et les ires qu’on déploie.

On divise le Monde, même s’il est en nous-mêmes.

Et nous tétons le Saint, aux affres des dilemmes.

 

L’Autre est en moi. Poids : deux. Externe. Ailleurs. Instinct.

Il est agneau de Pâques, s’invitant au festin.

Grain de sable en rouage, et tare de mes balances.

En moi est bien un autre. Qui pourrait m’être une chance.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.