Nos chiens, la rage, la gale et nous

Quand on veut tuer…

Avant de bien éliminer l’adversaire, mieux ou pire : son fidèle compagnon d’antan, il faut savoir le discréditer totalement. Le teaser jusqu’à l’émoi. L’avilir jusqu’à l’os. Le déshumaniser bien comme il faut. Le réduire à son essence d’indignité ; qui n’est que source de haine, donc de conflictualité perpétuelle. Parfaitement irrationnelle. Transcosmique.

Qu’elle soit !... Là, la Lumière. Il : paraît…

L’ : Autrui : est désobligeant

C’est du moins ce qu’on nous enseigne continuellement… A croire qu’on aime à détester. Ou désastrer... Qu’il y a là, dans l’affect négatif, souvent obsessionnel, comme une forme d’oxygène, dont nos neurones, plus encore que nos poumons, et nos anthropologies davantage que nos économies, mêmes, se repaissent. Comme des hyènes d’un cadavre de gazelle. Dont nos humanités, charognardes et anthropophages par nature, par excellence ou par malédiction, se nourrissent. Sans jamais : satiété. L’Autre nous est plus qu’utile, indispensable à nos détestations diverses. Congénitales, animales… Autant qu’à nos jouissances, bien souvent, communément « perverses et polymorphes », comme disait Sigmund. Toutes autant communautaires ou spécistes les unes que les autres. Racistes, certes. Depuis bien avant même la lointaine époque de ces messieurs Sapiens et Dertal. Tous deux sortis d’un indicible : Néant. De la primatologie darwinienne, ou de l’illumination créationniste des sectes variées qui pullulent, et pullulèrent de tout Temps. Et chacun, comme toujours et partout sur cette Terre, d’y aller sans retenue de ses propres limites et considérations erronées en matière de tolérance relative. De Philosophie de la Sagesse Universelle. De Guerre Préventive. De Vérité à deux visages… Celle de Troie. Et celle de la Grèce Unie. Pour La Cause sacrée : Sainte-Hélène. Nous conduisant aux pieds des murs de l’Antique : Cité adverse ; rebaptisée pour l’occasion : zone de non-droit à reconquérir. Faisant son siège, en recherchant à tout prix une ruse digne d’un bon Cheval. Soit-il pur-sang, de bois ou en lasagnes. De fer, de plomb, d’aluminium… Ou même nanoscopique. Ou numérique. Même Giraudoux savait : Elle doit bien avoir lieu ! Cette épique Bataille. C’est écrit.

Entre Joker et Poker, à nos faces et nos farces ; des piles d’Agamemnon memnonnent

Et les athéniens atteignirent… Issue du fond des âges est cette nécessaire réduction, en un précipité brunâtre qui cristallise nos peurs. Nos angoisses, nos rejets systémiques, nos relents claniques, nos régimes et régiments, ploutocrates, népotistes… Nos ex-pulsions xénophobes. Nos élections prédéfinies. Donc nos Guerres. C’est par la différenciation, et souvent l’ostracisme de l’Autre que nous prenons conscience d’Exister. Comme consonne et voyelle, jour et nuit, eau et feu… Par son regard, souvent réflexif, donc critique, sur nous, et le regard que nous portons, sur lui, ou elle… Nous nous définissons. En creux. En reliefs et en bosse. En abîmes et en failles. En préjugés progressistes et croyances archaïques. En genres et en nombres. Parts : défauts et qualités. Supérieurs, inférieurs...

« Fric-fou » et « Pognon de Dingue »

Où on nous apprend ce matin qu’en deux ans, on compte 80 000 foyers de moins, attributaires des minimas sociaux. Du « coûteux » RSA… Et que, dans le même temps on compte : 800 signalements pour radicalisation dans des clubs sportifs. Et presque autant de milliardaires. Fiscalement exilés. Mais tout cela n’a rien à voir avec : le « Chimillirimillirimilbiliblik…! ».

Bien loin de nos déserts

Par ailleurs… En tout juste cinq mois d’observation assidue, voir de traque du phénomène que l’on combat prioritairement (méthode hautement épidémiologique autant qu’épistémologique… donc clairement scientifique), on ne compte pas moins de 800 signalements, concernant des atteintes « manifestes » à la Laïcité en nos « milieux » scolaires. Nous voilà préoccupés, légitimement paraît-il, par un ennemi : Majeur. Intérieur, virtuel, paradoxe béant d’un puits sans fond, où jeter les carcasses de nos boucs-émissaires du moment, putréfiées. Comme pour mieux attraper la Peste. Chacun : Une. Intérieure… Poste, Ben-Hur, actuellement : vacant-e, qui nous est, comme d’habitude : cinquième colonne. Ou fourbe avatar du fameux Cheval précité. Bouh ! Les « Troyens » que nous sommes ; et d’où mêmes que nous soyons –voir métis : greco-troyen ?...- ; nous en tremblons. Tous, des pieds à la tête. En sachant la Puissance, et la Connaissance des armées de la Grèce « coalisée », prête à « Nous » envahir. A nouveau dans l’Histoire de nos Mythes, nous pensons… A de bien justes Titres.

Homère ! A Marseille : « Bonne Mère !... ». Partout : Kalashnikov !

Pendant ce temps, pour oublier agréablement les divers chiismes sociétaux qui s’annoncent, on boit quelques chopines avec des copains sympathiques. Qui auraient plu à Brassens, c’est sûr. A Munich, et jusqu’à Paris, l’Oktoberfest est bienvenue pour préparer fièrement les résultats de l’élection législative de Bavière ce dimanche. Où l’AFD, (troyen ou grec ?...), défonçant les défenses et les murailles de la CSU, et explosant les « Verts », devrait a priori remporter une victoire : Historique…

Qui rappellerait vaguement une analogie avec des événements malheureux d’il y a quatre-vingt cinq ans… Au même endroit. En un même souffle putride… Mais bon ! Sans plus. L’extrême-droite de nos jours, n’est rien de plus qu’un retour aux valeurs fondatrices de nos Mythes et Civilisations antiques. Sédimentaires et organiques. Construites sur les mêmes bases animales et claniques que nos psychés d’anxieux pathologiques, ou d’hédonistes prosélytes. Nous Tous : Races Supérieures. Exclusives, voir suprématistes. Aimons nos Saintes. Hellènes ou pas.

A : L’ : Autre. La suite… « Zemmour Akabar ! ». Ou : Soumission ?

Nous prédit : On… Nous attendons : Encore. Bêtement. Pour comprendre.

Les choses en mains…

Et « Les mains sales », et «La nausée ». Tout Sartre. Comme disait Pierre.

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