Pax Romana
Atlantide’s Dream
La paix est un mirage, perdu en plein désert.
Nous, nous y accrochons. Jusqu’à ce qu’il disparaisse.
La paix est la promesse d’un dessert après : « fromage qui pue ».
Une envie de sucré. Nostalgie des parfums suaves d’Eden.
La paix est notre mère. Notre père l’a violée.
L’a mise sur le trottoir. Nous sommes tous ses bâtards.
Comme notre père est le Diable : nous ; nous inventons : Dieu.
Refusant d’expliquer le mot des bénédicités.
Pénélope travaille au noir. Sa toile se désagrège.
Les mites qui la rongent se shootent aux stéroïdes.
Perturber l’endocrine pour grandir ses enfants. A dessein.
Les rendre plus vite matures. Sexuels. Et aptes au travail.
Société de robots, d’automates à mille pattes... Féconds.
Tous auto-similaires. Et tous autoreproductibles.
Nous serons enfermés dans des cages tissées en poils de singes.
Nous pleurerons, bonobos, le règne des gorilles.
La paix est l’illusion perdue du temps des civilisations.
Sa formule dort dans l’Arche. Dans le coffre d’une banque.
Suisse ou panaméenne, ils la transfèrent sans cesse.
Iles Vierges, de Mann, Jersey… Sont autant de nos : Sainte-Hélène.