Prêche ci
Fait ça
On dit de Mao Tsé Tung, en certains cercles autorisés, hors de Chine, qu’il a eu un nombre incalculable de maîtresses. Certains parlent de près de : 2000 !... Et qu’il accordait à la vigueur de sa propre sexualité une importance dont il ne nous a pas fait part dans le Petit Livre Rouge. Ou dans son guide routier sur la Guerre Révolutionnaire.
Idem, Khadafi n’avait rien dit dans son Livre Vert de l’intérêt de se faire « servir et protéger » par des amazones, charmantes, dévouées et polyvalentes. Sachant en particulier aligner des traces, bien régulières et bien parallèles, tout en portant un voile intégrale en mousseline transparente ; ou un uniforme moulant. Des sortes de « beurettes » du désert. Diligentes et athlétiques protectrices de tous les instants de l’intimité du seul et unique, « éternel » : Raïs…
De nombreux témoignages, se disant historiques, cherchent à démontrer que Mobutu, lui aussi, était un véritable prédateur sexuel. Doublé d’un alcoolique, imprévisible et caractériel. Usant de son pouvoir d’influence pour convoquer, de force si besoin, y compris les femmes de ses collaborateurs, ou de ses multiples interlocuteurs, à venir vérifier dans sa chambre à coucher qu’elles n’étaient pas allergiques aux peaux de bêtes sauvages. Ainsi l’homme à la toque léopard exprimait-il sa puissance, et son emprise tyrannique – en deux mots - sur le monde extérieur. Par le sexe. Au-delà des armes, de la torture, et de la félonie.
Le Sexe !
Entre autres, un JFK, ou un DSK, ne l’aurait certainement pas désavoué sur ce point. La perpétuation de l’acte de « viol », ou d’asservissement physique, semble être un attribut comme un autre des leviers du pouvoir. Intemporel. Aussi universel qu’in-acceptable.
Le chef, le dominant, le suprême commandeur, doit toujours exprimer l’idée de son omnipotence par l’exercice récurrent, insatiable et presque ostensible, d’une sexualité débridée. Et hors-normes. Sous des atours aux voiles opaques.
De fait, depuis les temps les plus reculés, depuis nos antiques filiations, et sur la base de nos plus archaïques pulsions, le sexe semble être l’un des corollaires les plus indissociables qui soient de l’exercice du pouvoir. Et plus il est absolu, plus il faut absolument y passer.
A observer sur ce point les stats et tableaux de chasse de certains grands artistes et intellectuels reconnus, ont pourrait formuler l’hypothèse, qu’au-delà du pouvoir politique, c’est la reconnaissance publique, et la réussite sociale et financière en général qui sont les facteurs, « aggravants », et les rouages principaux de nos volumes et modes d’activités sexuelles.
Au-delà d’un libéralisme « Avant-garde », « New-age ». Non « Cliché », « Déjà-vu »…
Quand il nous est donné de rayonner tous azimuts, l’univocité et la fidélité directionnelle sont des bagages surérogatoires dont on ne s’encombre pas. Demanderait-on au Soleil, fut-il Roi, de ne darder ses rayons que dans une seule direction ?
On dit de Bob Marley qu’il fit des enfants à onze femmes. Et que Fela Anikulapo Kuti, lui aussi chanteur, eut vingt-huit concubines officielles. L’attachement connu de Gainsbourg à la sexualité, quelle qu’elle soit (même Lola rastaquouère…), est bien plus qu’une légende, ou une légère obsession. C’est plutôt une philosophie profonde, et fouillée, basée à la fois sur les concepts de dandysme, et d’hédonisme, et sur une connaissance de ce que l’animalité, autant que l’humanité, sont régies par les fluctuations du magnétisme sexuel. Au sens reichien. Ou crowleyien. Et en matière d’attraction magnétique, Serge, sa « quéquette », et sa tête de choux, n’avaient rien à envier à un électro-aimant d’une dimension industrielle.
Aussi, que dire de notre « pauvre » Potus préféré, et de sa bimbo à 130 000 $ ?... Ou des mœurs de nombreux députés de la couronne d’Albion ? La Perfide ! Ou d’ailleurs.
Chez nous ? Non !
Quant aux exploits de « Bonga Bonga », ils ne sont plus à commenter. Et sont plus qu’assumés. Revendiquant que l’exercice d’une virilité prédatrice, et l’asservissement d’autrui à une certaine forme de phallocratie personnalisée, sont les légitimes récompenses de la puissance et de la réussite d’un Homme, digne de ce nom. Selon Saint Darwin !...
Depuis l’Antiquité nous consommons des esclaves sexuels. Pour régler nos angoisses d’impuissance, et de mort, il nous faut nous assurer de maîtriser les objets de nos désirs pulsionnels. Ne pas avoir à leur rendre de compte. Pouvoir : les acheter. Les posséder.
Et alors !?...
Ainsi ne faisait-il pas bon être une charmante négresse, esseulée, dans un champ de coton ou de canne, quelque part à l’Ouest. Quand le Maître passait par là… Ou une jolie maghrébine, arabe ou berbère, dans les Aurès, en 1958. Quand nos Troupes passaient par là… Pas plus qu’en tout point d’Algérie, depuis 1830... Pas plus qu’être une jolie jeune fille, bien formée, orpheline, dans un centre de réfugiés en Centrafrique. En 2015, par exemple. Pas plus que dans un orphelinat à Haïti, après un cyclone ou un tremblement de terre parmi d’autres…
Depuis deux siècles.
La psycho-sociologie comportementaliste, dans sa dimension statistique, nous apprend pourquoi les chefs de tribus, de village, d’exécutifs locaux, régionaux, nationaux, d’entreprises, d’états, d’assemblées, ou de dictatures… majoritairement masculins, à travers le monde, ont tendance à être polygames, et souvent abusifs. Ou pour la plupart : prolixes, infidèles, ou carrément délurés. Genre : « Youhou !... ». A tourner dans la pièce en slip kangourou « blanc ». Tendancieux ?
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Voir : « Pervers » ?...
C’est, paraît-il, un problème de transmission des gènes. Et des codes archéo-génétiques. La royauté est encore à ce jour conçue largement comme étant uniquement transmissible par le sang. Donc par le sperme. Et le Droit Divin. De Thaïlande, au Penjab, jusqu’en Angleterre, en passant par la péninsule arabique et le Malawi, nos Rois, de pères en fils, aiment l’opulence sexuelle, davantage que l’ascétisme. L’abstinence. Ou toute doctrine morale potentiellement restrictive de leurs appétits divers. Dans ce domaine, comme dans d’autres, ils se lâchent bien plus souvent qu’ils ne se contrôlent. Et bien plus que nous-mêmes.
Mannequins, journalistes, scooters, presse-people, écoutes, chantage, « embrasse-moi !... ».
En ces matières il n’est ni droite ni gauche. Ni communiste, ni capitaliste. Ni progressiste ni réactionnaire… Chirac et Mitterrand se tapaient certainement la bourre à savoir qui était le plus charmeur, voir suintant d’Eros, des deux… Sacrés Loustics aussi ces deux là !
Quant à nos actuels et irréprochables dirigeants à nous… ? Par une correction élémentaire qui fait honneur à notre bonne vieille culture du puritanisme bon teint, la question ne se pose même pas !
Autant les imaginer assis sur un trône fait de porcelaine blanche…