Et Tout n’est que Lumière
Stayin’ Alive
Il existe un duel qui dans l’ombre fait rage.
Un fil de hache, acerbe, exauçant le partage.
Moulé au creux des temples, et peint sur les maisons.
Est un étrange triangle qui guide les pendaisons.
Nous, érudits, badauds, nous aimons les tatouages.
Faits de carrés, de ronds, intriqués en rouages.
Nous entendons les flûtes, les trompettes et les orgues.
Voyons nos poètes tristes mourir à l’Isle-sur-Sorgue.
Du souvenir effacé de nos quatre vieilles saisons.
Restent des clowns blancs qui prospèrent à foison.
Non dégénérescence, ou nostalgie malsaine.
Nos Lumières désespèrent des Ténèbres qu’on assène.
A trop relever la tête, on frise les guillotines.
Et d’un camp ou d’un autre, Ishtar nous assassine.
On ne peut être Zoroastre et réfuter le diable.
Nos écrans en miroir disent ce qui est enviable.
Nous pourrions comprendre, et prendre fait et cause.
Mais aujourd’hui nous tue des audaces que l’on n’ose.
Nous iront donc demain suivre les exodes contraints.
Entendre les listes indignes qui remplirent les trains.
Et d’un camp ou d’un autre, nous défilons. Guerriers.
Comme Ariane dut un jour sortir de son terrier.
Le Minotaure nous guette, nous implorons Dédale.
L’île de nos sirènes n’est pas qu’une simple escale.
Le dilemme qui abîme nos décisions chaque fois.
Rencontre, lâche, ineptie : d’être Robin des bois.
Pourquoi aimer autrui si Jésus ne fut pas ?
Ou pourquoi adorer un Prophète du trépas.
Recrutons des zélotes qui légitiment nos rêves.
Fixons le Graal en nef. N’espérons pas de trêve.
Viendra un temps meilleur, où l’homme sera machine.
Transmuter en binaire, écho que l’on devine.
La Lumière est au bout d’un couloir sombre, dit-on.
Un double, caché, duplice, objet de nos dictons.
Nous convie en ellipses au retour en Ithaque.
Nos mers, nos fils, déchus, sont les seules banques qu’on braque.
Et faisons donc une halte dans les palais de Thèbes.
Pour bien sentir les haines qui baignent nos éphèbes.
Ils sont caveaux sordides, mouroirs en synergie.
Comme de l’atome, fissible, ils firent une énergie.
Ils soufflent les vents mauvais qui au loin nous emportent.
A pleurer les fenêtres, nous ignorons les Portes.
Nous voilà prisonniers de l’esquive de nos peurs.
Il nous faut libérer l’Archange du bonheur.