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En soi : Babylone.
Ayé ! Promis, j’arrête les poèmes de collégien… Nan, j’rigole.
Soyons sérieux deux minutes… Les problèmes de ce monde sont trop importants pour qu’on les évoque en rimes. Ou qu’on les illustre en « Slam ». Ah !... Post-strophe nous manque. Nous reste : une Bibliothèque. Où Marie, ou Catherine, eurent pu s’appeler : Borgia. Un immense jeu de dupes, à l’échelle mondiale. Un dîner de con où nous serions tous : Pignon.
Il est vrai, Le pamphlet solitaire n’a qu’une incidence extrêmement limitée sur le devenir des peuples. Et Molière a déjà tout dit, en des vers éternels, de la folie « à nulle autre seconde » qu’il y a à prétendre « corriger le monde ». Soit ! Mais bon, alors quoi ?...
A certains reviendraient la charge, la compétence, la qualité de savoir discerner ce qui vaut la peine d’être dit ? Ce qui est admissible, et ce qui ne l’est pas. Ce qui s’entend, ou ne doit s’écouter. Ce qui est tolérable, ou non, au nom du Saint Progrès. De la Transcendance digne.
A trop vouloir s’occuper de l’obstétrique de nos Temps, on finit par ressembler à un certains couple de jumeaux toxicomanes, « médecins », campés tous deux avec brio par Jeremy Iron.
A travers l’écran. Sache qui doit…
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Oui, les mots ne s’usent que parce qu’on ne s’en sert pas ! Oui, des armées d’outre-tombe assaillent nos imaginations fragiles ! Oui, nous en venons, les uns et les autres, à expurger nos « lubies », nos « marottes » - comme disait mon grand-père – à grands coups d’envolées lyriques, de colères emphatiques. Pressés comme si nous étions des boutons d’acné confrontés à une glace. Et à des doigts d’adolescent complexé.
Furoncles des civilisations que nous sommes, pour l’essentiel. - Théos y Oran -.
Alors, calmons-nous donc un peu ! Gardons raison. Entendons les clairons. Sachons voir la Lumière… Alexandrions, protégeons nos bibliothèques. Athéniens, atteignons…
Ah… Hmhm… Nous écrivent nos commentateurs de l’ombre. Leur métier : écouter. Lire. Epier. Recopier. Rapporter. Comparer. Evaluer. Circonscrire. Définir. Apitoyer le sort. Eclipser l’occulte, et occulter le Vrai… A dessein, nous nous mentons. Tous.
Tu le sais. Mieux qu’un autre, tu t’y emploies. Mieux que moi-même, tu t’y adonnes.
Alors, laisse-nous donc, encore pour un temps, l’illusion doucereuse d’avoir vu la Madonne…
A toi, mon ami, mon frère, l’indiscret, l’invisible, je voudrais dire ceci : regarde-moi bien, entend-moi bien, et fais-toi donc de moi le portrait que tu veux. Je sais ta mission noble. Dédiée par les Princes. Elle nous fige en une antagonie si méridionale, ou septentrionale, qu’elle est Patagonie. Un réchauffement polaire, que tu sens poindre, toi aussi.
Hé oui, mon ami, d’être d’accord ou non n’est pas notre problème, même s’il nous sollicite. En réalité nous sommes deux, comme autant de milliards, et nous ne faisons, ensemble, qu’invectiver la stérilité qui se dessine en tout point. De ces dualismes sordides qui prétendent à : Opposer. Des mots et des êtres. Des amours et des haines. Des passions et des renoncements. Nous viennent nos combats. Ils transpercent les armures et les lignes de fronts, enfoncent des portes ouvertes, diminuent la longueur de nos brides. En un mouvement permanent. Vers plus rien. Vers plus nous.
Vers. Plus. 2. Pourquoi…