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Billet de blog 30 décembre 2017

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Journal des digressions

De la connerie humaine

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Journal des digressions de la connerie humaine

Article I : Mon cul

Hé oui ! Mon cul, ou bien « Moncu », est un sketch culte de nos amis Desproges et Prévost de la grande époque. Une époque où les tribunaux étaient victimes de flagrants délires salutaires. De digressions pédagogiques, éventuellement scatologiques mais efficientes. Aussi parlantes que les séances de peintures sous bulle, psychédéliques et géniales, du Dali des 60’s. Peignant le globe depuis l’ : Intérieur. Comme un ange, précurseur de la téléréalité… Ou les réunions de la campagne présidentielle des Coluche, Choron, Cavanna et autres : Hara-Kiristes !… Adjoignant au monde politique sa légitime absurdité.

Toute personne censée, dotée de quelque peu d’esprit prospectif, est en droit d’affirmer que : tôt ou tard, a priori dans pas si longtemps, ça va partir en couille. Des digues vont se rompre. Des tsunamis s’abattre jusqu’au-delà… De nos côtes d’Adam-s. Des flaques de peintures métalliques, éclabousser nos pâles fantômes… Bulles de plastique translucides. Piètres peintres que nous sommes, pour l’essentiel. Pas Salvador qui veut... Même si : Smith et divin sont peut-être synonymes. Comme Bismuth et Tho-my.

Aussi, comme disait l’autre : dans une optique de franche conciliation, ne peut-on espérer s’en sortir par le haut qu’en édictant quelques « Vérités » ? Parmi les plus plates et neutres que l’on puisse trouver. Il nous faut assurément « punchliner » en apportant du sens au mot : Paix.

Frapper encore et encore, sur ces forges de l’Olympe, de Vulcain ou d’Hadès, pour marteler le fer, puis le remettre au feu. Le rougir, c’est l’aimer. Le choyer, le façonner. Le plonger dans les eaux du Styx, pour le refroidir. L’amadouer par une contrainte juste. Raisonnée, pétrie d’une expérience sage. D’une tradition pluriséculaire. D’une connaissance noble et sin equa non. Un respect : Holistique… Une globalité consentie, éclairée.

L’objectif : l’Objectivité Universelle. Rien que : Ça ! Et rien : d’autre.

Déterminer : PPCM et PGCD de la Culture, au sens globalisé. Notre barycentre à tous. Pondéré par les masses monétaires, et les efficacités militaires. Par nos capacités d’émettre et d’irradier, respectives. Par nos vices et nos charmes. Par nos vertus et nos laideurs…

Bien !... Saurions-nous seulement nous entendre davantage si l’on promulguait ces quelques pseudo-vérités qui sont de La Palice ? Ces quelques réglettes, prétendument communes à tous, dont le seul karma confirme l’exception nécessaire, et induite.

Karma : de délires, de peines, et d’inversions. De délits, d’entraves et de compromissions. De déliquescence, de désolation et de dégénérescence. De perte de repères, de valeurs, et d’atmosphères. De délivrances mystiques, de venues messianiques, et de colonisations galopantes. De redéfinition des cartes, aux profits des bailleurs. Des prêteurs insatiables…

Le Sens n’est pas toujours : ressenti. En soi, comme une nécessité de vivre. Comme un dogme absolu. Souvent, tel le Néant, plus que serein, il surine. L’intérêt est son : du. Et n’intéresse que lui. Pas un : Autre ! Soit-il circulaire, ou triangulaire, il n’intéresse qu’une quadrature. Le 4 domine, le 3 et le 2. Le 5 les circonscrit. Le 6 : leur fait la leçon… 1 : est affligé.

Locataires d’un langage lessivé par des nanodétergents, laminé par des torrents de grêle et de lave, nous voilà expulsés de nos prétentions à dire. Grands taiseux, nous ne faisons plus rien. Ni penser. Ni collecter. Ni aimer. Nous engluons les passions de résines bitumineuses, ou les recouvrons de revêtements polyesters. Nous excitons les haines qui font les clivages rentables. Ultra-rentables même ! Les guerres sont donc nos justes bénéfices. Les morts : nos dividendes. Les chaires fraiches : nos actifs. Les esclaves : nos outils de production.

Pleurons des jours meilleurs. Et faisons semblant d’avoir mal. A l’os. Ou à la rate.

Comme le dit bien le Maire : « Il faut, en urgence, s’attacher à participer au développement économique… ».

De : mon cul ?...

Article II : Ta mère

« Vulgaire ! Insupportable ! Délit de provocation éhontée… ».

Ta mère, ou plutôt : ta maman, t’appelle. Réponds donc !...

Elle te dit qu’il est l’heure que tu te dresses sur tes deux jambes. Et que tu marches. Seul. Comme Jean-Jacques. Oui !...

Même dans la nuit qui se meure. Il te faut marcher droit. Par toi-même.

Ne pas avoir peur des démons qui sont aux bouts. Ils sont tes gardiens invisibles.

Les fantômes qui s’accumulent en toi diversifient tes gènes. Rappellent tes origines.

Il te les faut connaître. Il te faut les accepter comme des parts de toi.

Les djinns sont tes obligés. Et convenus en soi. Défie les hommes, les diables. Alors…

Tu comprendras l’emprise de ces tuyaux fertiles. De ces pipelines vampires.

Toutes ces captations d’âmes qui ne souhaitent pas le front. Ni l’affront.

Tu verras clair le jeu qui prédomine ton cirque. Et d’un clan ou d’un autre, tu libéreras le fond.

Liberté s’entend bien, y compris pour Satan. Hugo avait raison !

Article III : Ta race

Ne pleure pas. Seule, ta race !?... Mais laisse-moi rire. Tu es multiple. Plus que duplice.

Tu es bien plus que deux. Tu es des milliards de milliards. Mais tu l’ignores.

Ton corps est une constellation. Son origine : un blâme. Une quasi-malédiction.

Appartenance contrainte, surfaite. Conformisme obscurantiste, il prétend te définir.

Administrer ton cap. Déclarer ton indépendance. Hors du champ des nations. Ou des religions. Des croyances ou des dogmes. Apatridie inoculée. Non : immaculée.

La conception est genre. De classe, ou bien de sexe. Rien d’autre. D’un pays ? Pourquoi pas.

Elle se partage ensuite entre toutes les « races ». Toutes les ethnies. Au détriment des plus pauvres. Le conceptualisme racial décline : opprobres, absolutions.

Au-delà des collines. Des près. Des rivières, des montagnes, des déserts et des océans.

Ta fierté est blason, celui de n’être pas l’autre. Toi seul caractérise tes jougs. Tes servitudes.

Distendre les liens de tes maîtres est une affaire mentale. Avant tout, il te faut les mener en leur vide intérieur. Celui qu’ils ne savent pas. Qu’ils méconnaissent par goût du : tout de suite.

Pasteur, pénètre les canaux interdits. Synapses et reptiles. Home du rachidien.

Délivre les agnostismes de leurs quêtes enfiévrées. De leurs Graals de carton-pâte.

Rend paradoxe les évidences. Indispose les sièges, et les trônes. Désinfecte les plaies.

Attend les cicatrices. Comme des médailles dorées. Pleure tes morts. Bienfaisant.

N’attend pas autre chose qu’un printemps aux bourgeons morts nés. De ta race.

Crois-donc plutôt en : Un : Nous. Ta race…

Article IV : Ta grand-mère… Article V : En slip… Etc.

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