Coronavirus:"les risques de contamination à l'hôpital sont plus élevés qu'en Chine "

Témoignage.De retour d'Italie ,Cristina Tkatch raconte sa "quarantaine "dans son blog pulié sur le site de la radio "Echo de Moscou".

Coronavirus :« En Russie,les risques de contamination à l’hôpital sont plus importants qu’en Chine même »

 

 Les personnes soupçonnés d’infection par coronavirus seront envoyées dans un hôpital spécial dans la Nouvelle-Moscou. «Il s’agit d'un complexe hospitalier dans le village de Kommunarka», avait déclaré la maire adjointe de la capitale, Anastasia Rakova. Selon elle, l’hôpital est prêt à recevoir de tels patients. Ils bénéficieront notamment d’une chambre individuelle.

 Les patients de l’hôpital des Maladies-Infectieuses 1 sont déjà transférés à la Nouvelle-Moscou. Dans son blog publié sur le site de la radio « Echo de Moscou » Christina Tkatch, l’une des patientes de l’hôpital, a raconté   les’ conditions de détention »dans cet établissement hospitalier. Elle compare la salle commune où elle est confinée avec une «  cellule de prison » et évoque  du manque de traitement et de mesures de quarantaine,. « Les risques de contagion à l'hôpital sont beaucoup plus élevés qu’en Chine même. Je ne sais pas comment sortir de cette horreur».. ,

.Le 24 février, je suis arrivée d'Italie, où j'avais pris l'avion à l'aéroport de Venise, après avoir passé deux jours dans la ville de Trévise. Or, c’est une’ région fortement touchée par le virus - 1 500 cas en seulement une semaine.

Je ne me sentais pas bien . Comme symptômes : une toux sèche et une fatigue intense.

Vendredi 28, j’ai eu de la fièvre. Ma sœur également Il a été décidé d'éviter tout risque à nos parents et amis  et d’aller se faire tester au coronavirus...par parenthèse aucun test à l’aéroport malgré les affirmations des autorités sanitaires…

Nous avons été emmenées à tour de rôle en ambulance à l'hôpital des Maladies -Infectieuses №1. Ils ont promis de faire l’analyse en 3-4 heures, en chambres stériles séparées. … De fait, ils sont partis pour la nuit, se référant à la préparation de l'analyse à faire le lendemain. Le lendemain, ils ont déclaré que les tests seraient prêts lundi. Aujourd'hui, c'est lundi et aucune nouvelle….

À l'arrivée, ma sœur a eu une prise de sang et une radio pulmonaire …pas de test…

A l’hôpital,  aucune de mesure de désinfection spéciale. On lave le sol une fois par jour .

 Dès que la nouvelle s'est répandue qu’à notre étage il y avait des gens venus d'Iran, d'Italie et d'autres pays sur « liste rouge »et que la première personne infectée a été confirmée, tout le monde s'est soudainement inquiété ..et a demandé à quitter l’hôpital…

. Nous devions officiellement être en quarantaine, mais il n'y a AUCUN respect des règles , le risque d'infection est beaucoup plus élevé ici qu'en Chine. Six par salle et on y fait venir des personnes nouvelles au diagnostic non confirmé, qui se joignent à des personnes en parfaite santé ayant des tests négatifs.

Il n'y a pas de désinfection, les infirmières et les ambulanciers portent des masques mais personne ne respecte les autres mesures de sécurité. Nous allons aux mêmes toilettes et douches. Un seau d'eau et un chiffon pour toutes les chambres. Dans l'une d'elles, David, infecté par un coronavirus, parcourt le couloir avec nous et fait la queue avec nous pour les tests.

 Les autorités sanitaires ont publié un décret disant que sans  3 analyses toutes négatives, ils ne laisseront sortir personne...

Nous avons téléphoné à un responsable, mais après nous avoir écoutés, il a raccroché.

 Je ne sais plus comment sortir de ce cauchemar

Ils nous gardent enfermés, les médecins nous parlent comme à des prisonniers : "Vous n'avez pas de droits ici, il n'y a que des obligations." Nous nous sommes plaints au chef de service … il nous a conseillé de nous adresser à l’administration ...".

 

Tout est bien qui finit bien .le battage médiatique dans les réseaux sociaux a réveillé les fonctionnaires du ministère de la santé .Les deux jeunes filles ont été placées dans des chambres individuelles.Libérées après des tests négatifs. .Elles ont promis de donner davantage de détails sur leur histoire.

 

 

 

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