La Russie n'est pas une république mais un "principat"*.

Dans un article paru sur le site « Forum.msk.ru » le journaliste Anatoly Baranov explique que le régime instauré en Russie depuis la chute de L’URSS n’a d’une république présidentielle que le nom, en fait c’est une sorte de « principat ».

Le Russie n’est pas une république présidentielle mais un « Principat *» !

 

Dans un article paru sur le site « Forum.msk.ru » le journaliste Anatoly Baranov explique que le régime instauré en Russie depuis la chute de L’URSS n’a d’une république présidentielle que le nom, en fait c’est une sorte de « principat » inspiré du système mis en place par Auguste et demeuré en vigueur à Rome entre l’an 26 avant Jésus Christ et l’an 284 de notre ère, en gros de la fin de la république à la consolidation de l’em 

 

Alors que politologues et experts se perdent en conjonctures sur le sens et la portée réelle des amendements proposés Vladimir Poutine Anatoly Baranov propose une autre grille de lecture. «  Il ne faut pas s’attarder sur les déclarations qui ne servent qu’à planter le décor…Prenons deux exemples :le projet de réforme des retraites n’était rien d’autre que l’augmentation de l’âge du départ à la retraite. De la même façon les amendements constitutionnels se réduisent à la mise en place de mécanismes permettant à Poutine de conserver le pouvoir tout en donnant l’impression qu’il respecte les lois fondamentales » écrit-il.et d’ajouter « l’exercice du pouvoir dans la Russie post-soviétique a peu de points communs avec celui d’une république qu’elle soit parlementaire ou présidentielle, il s’apparente au « principat romain ».Dans une république le pouvoir émane du peuple, il choisit ses représentants au cours d’élections libres , élit son président. Dans un principat, le pouvoir est exercé par un homme qui se choisit lui même ou s’impose par la ruse ou la force. Ce chef surpasse tous les citoyens par son prestige, son autorité, son inspiration divine, sa puissance agissante. Certes les apparences sont sauves, les institutions sauvegardées mais elles deviennent purement décoratives.

 Le « Vojd’ » s’appuie sur les «siloviki »( structures de force ) qui sont considérablement renforcées et exercent un rôle majeur dans la conduite des affaires de l’état. Il n’est pas n’est pas tenu par la constitution qu’il peut modifier selon ses propres commodités. »

Quelques exemples à l’appui de cette thèse« le grand Roque « entre Poutine et Medvedev , la suppression des facto de la séparation des pouvoirs (juges nommés)enfin la semaine dernière la mise en place d’un comité constitutionnel ad hoc comprenant des personnalités diverses mais seulement 11 juristes dont  cinq spécialisés dans le droit constitutionnel  e l’annonce d’une forme de « sondage à l’échelle du pays destinés à faire approuver par la population les amendements mijotés par le chef de l’état. 

  Quant au peuple dépossédé de ses droits fondamentaux on lui offre comme lots de compensation des armes plus performantes que les armes américaines et des livres d’histoire réécrits pour répondre aux mensonges des occidentaux sur le rôle de la Russie pendant la seconde guerre mondiale.

 

Nathalie Ouvaroff  et Anatoly Baranov

 

*Le principat est un régime transitoire entre la république et la monarchie. Le chef de l’état est nommé à vie mais n’a pas le droit de transmettre le pouvoir à ses descendants. Les institutions républicaines sont conservées mais vidées de toute substance.

 

 

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