Fiche pratique 9: les partis politiques

On entend partout des contre-vérités ou des explications partielles. C'est pourquoi j'ai créé quelques fiches pratiques. Chacune traite d'un seul sujet et l'explique de façon très synthétique et claire.

Dans ce monde qui va toujours plus vite, nous allons essayer de nous poser calmement quelques minutes pour analyser un peu les principaux partis politiques français. Nous allons commencer à balayer notre tour d'horizon par la droite, puis nous nous décalerons progressivement vers la gauche.

Le premier but est de se demander si ces partis ou leurs équivalents ont été un jour élus à la tête d'un pays. Nous en tirerons ensuite quelques conclusions après avoir jeté un œil sur leurs actes. 

Rassemblement national : ex-Front national. Ce parti est classé à l'extrême-droite de l'échiquier politique. Malgré un discours qui se veut proche du peuple, ce parti ne remet aucunement le capitalisme en question. Il se sert même de ce capitalisme inégalitaire et destructeur pour répandre racisme, xénophobie, autoritarisme et violence partout. Nous avons pu voir les effets d'un tel parti au pouvoir en Allemagne dans les années 30-40. Sa doctrine repose sur l'entre-soi et la haine des autres, haine promue par la peur. L'Histoire montre que ce parti est élu quand les différents partis qui se sont partagés le pouvoir pendant plusieurs mandats ont perdu leur crédibilité auprès du peuple. L'Histoire montre également que se réfugier dans ce genre de parti pour éviter les autres est particulièrement dangereux. C'est un piège difficile à éviter car il fait appel à des sentiments faciles à aviver : j'ai peur donc pour me protéger je me renferme dans ma communauté et je hais ceux qui n'en font pas partie, ce qui justifie un État policier et répressif. Mais il faut résister et ne pas tomber dans ce piège, celui-ci aggravant de façon dramatique les manques des autres partis. 

Les Républicains : ex-UMP classé à droite. Parti dont la seule doctrine est le capitalisme. Pour rappel, le capitalisme consiste à exploiter le travail du peuple pour que les richesses produites profitent à une petite minorité. L'argent produit va ainsi gonfler le capital des nantis au lieu d'être équitablement partagé entre tous les producteurs de cette richesse. Ce parti a plusieurs fois été élu à la tête de la France, la dernière fois entre 2007 et 2012, ce qui montre bien que sa politique n'a pas été efficace. En effet, si le peuple avait été content des résultats, il aurait été réélu autrement que grâce à une opposition face à un candidat de l'extrême-droite. C'était en 2002. Ou sur un programme basé sur la peur en 2007. Rattrapé à la fois par l'accentuation de la pauvreté et par un nombre impressionnant d'affaires de corruptions et autres malversations (Sarkozy, Guéant, Woerth, Balkany, et plus anciennement Chirac, Pasqua, etc...), il a été battu aux élections de 2012.

MODEM/République en marche : le MODEM peut être considéré comme l'ex-UDF. Ces partis sont classés centre-droit/centre-gauche. Le centre arrive généralement aux affaires quand il y a un rejet des partis dits de droite et de gauche, ou bien quand l'un ou l'autre bord est trop affaibli (1974 et 2017). Ainsi, la République en marche est arrivée à l’Élysée en 2017 après 2 quinquennats catastrophiques de l'UMP et du PS. Il est arrivé là sur un malentendu avec un discours "ni de droite ni de gauche". Or, que ce soit un parti du centre-droit ou du centre-gauche ne change rien : le centre est toujours à droite comme le montrent les différentes décisions prises lors de leurs mandatures. L'arrivée au pouvoir de ces partis est donc une anomalie pour ne pas dire une erreur, ou disons plutôt un trou dans la raquette de la bataille politique. En fait ils remplissent un vide laissé par les autres. 

Parti socialiste : classé à gauche. Il a été au pouvoir entre 1981 et 1995, puis de 2012 à 2017. Il s'agit probablement de la plus grande arnaque car, étiqueté à gauche, ce parti est clairement à droite... au moins depuis 1983. Le principe du parti socialiste, c'est de s'accommoder des injustices générées par le capitalisme, et d'apporter des corrections à ces inégalités en saupoudrant quelques miettes au peuple en lui octroyant des aides sociales en tout genre tout à fait répugnantes. En effet, au lieu de faire en sorte que le peuple puisse vivre dignement des fruits de son travail, on l'abaisse à quémander des aides pour survivre. Et pendant ce temps, les riches continuent de s'enrichir. C'est aussi le parti qui a commencé le démantèlement du code du travail dans les années 2010, preuve ultime de sa classification à droite de l'échiquier politique. 

France insoumise : classé à gauche. Créé par un politicien issu du parti socialiste, ce mouvement a pris depuis les années 2010 la place qu'avait le PS dans les années 80-90-2000. Il est clair que, par rapport au PS, FI se positionne plus à gauche avec des mesures de bon sens mais, malheureusement, sans remettre en question le régime capitaliste qui est en fait notre seul problème. Toujours avec le même principe : on s'accommode des inégalités générées par le capitalisme (comme s'il n'y avait pas d'alternative) et on saupoudre des miettes au peuple, certes plus grosses que celles du PS, mais des miettes quand même. On conserve les riches actionnaires ainsi que les liens de subordination dans les entreprises. Et on défend des slogans de perdants comme : "il faut taxer le capital" qui, au contraire d'aller à son encontre, le conforte. En effet, si le capital est taxé, plus il y en a, plus on perçoit de taxes. Sacrée aubaine pour les capitalistes ! Si on considère qu'être de droite c'est promouvoir, défendre ou préserver le capital, on peut dire que France insoumise est le parti de droite le plus à gauche de l'échiquier politique.

Parti communiste : ce parti est considéré à l'extrême-gauche. Cela dit, nous venons de voir qu'aucun parti existant ne peut être considéré à gauche. La quasi-totalité des partis sont à droite, seul un est à l'extrême-droite. On peut donc considérer le Parti communiste comme un parti de gauche et non d'extrême-gauche.

Comme il y a une confusion historique avec ce qu'est le communisme, nous allons diviser cette rubrique en deux parties.

  • Le communisme étatique : pratiqué en URSS (dissoute en 1991). Le fait de dire que ce pays était communiste est une fumisterie. En effet, dans le mot "communisme" il y a le mot "commun". Or en URSS, le peuple travaillait mais était opprimé, muselé, spolié. Et les richesses créées étaient accaparées par L’État et ses serviteurs. Cela ressemblait fortement au système capitaliste mais en y ajoutant la fermeture des frontières et les cachotteries en tout genre. Il y avait aussi de la propagande mais utilisée différemment que par les régimes capitalistes. Donc non l'URSS n'était pas du tout un régime communiste. D'ailleurs, dans URSS, il n'y a pas la lettre C. URSS signifie Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Comme quoi, quand on parlait d'arnaque au sujet du parti socialiste...
  • Le communisme : d'abord, qu'est-ce que le communisme ? Comme dit précédemment, dans "communisme" il y a "commun". Le principe originel consiste à ce que chacun travaille pour tous et que tous travaillent pour chacun. En clair, on travaille et on partage équitablement les richesses produites. On supprime ainsi l'assistanat dont profitent les actionnaires et les rentiers dans un régime capitaliste. Attention ! Partager équitablement ne veut pas dire que tout le monde doit percevoir le même salaire ! Mais on fait en sorte, à la fois que tout le monde puisse vivre dignement, et à la fois que personne ne puisse s'enrichir de façon démesurée, le but étant d'éviter qu'une personne mal intentionnée puisse prendre le pouvoir en corrompant une cour. Si tout le monde travaille pour tout le monde, cela exclu bien sûr les petites cachotteries. Le travail collectif est encouragé. Le monde du travail appartient aux travailleurs et non pas aux actionnaires ni à l’État. Chacun doit être maître de son travail. C'est une question de liberté fondamentale. Et le travail est de toute évidence mis en commun. Si une découverte est faite, les résultats sont immédiatement disponibles pour tous dans l'intérêt général et non pas préservés par des brevets qui ne servent qu'à faire des profits... au profit... de profiteurs... A ce jour aucun pays n'a essayé le communisme.

Conclusion :  nous avons vu que tous les partis ou leurs semblables on été au pouvoir, à l'exception du parti communiste. Et nous avons pu constater que aucun de ces partis au pouvoir n'a permis de mettre en place une réelle liberté, une réelle égalité, une réelle fraternité et, au final, une réelle émancipation de l'être humain. Les conditions de vie se sont dégradées partout tant et si bien que si on continue comme ça, bientôt il n'y aura carrément plus de vie sur Terre. Définitivement, leurs théologies ne fonctionnent pas. Pourquoi alors ne pas essayer un VRAI régime communiste ?

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