RACISME QUOTIDIEN À NICE

RACISME QUOTIDIEN À NICE

J’habite Nice depuis trois ans, après avoir passé 33 ans à Paris. Tous les jours je subis des actes racistes qui restent impunis. Le dernier en date, je dis bonjour à la fille de la femme de ménage de mon immeuble. Quand cette dernière s’en aperçoit elle intime à sa fille un ordre «  NE PARLE PAS À ÇA ». Dans leur sémantique nous ne sommes même pas des humains, mais des objets. On ne m’avait jamais traitée de ÇA! Ensuite elle est allée décoller mon nom de ma boîte aux lettres. Je n’ai vécue cela que dans cette ville. Ce qui se passe à Nice est très grave, parfois j’ai l’impression de ne pas être en France. La criminalité dans cette ville est très importante, et non déclarée aux autorités nationales. C’est un État dans l’Etat. En deux mois, mes voisins de gauche se sont fait assassinés, pas une ligne dans la presse. Puis mes voisins de droite se sont fait arrêtés par le RAID pour traffic de stupéfiants, pas une ligne dans la presse. Monsieur Estrosi ne veut pas que l’on évoque ces affaires pour ne pas faire fuir les touristes.

Je n’ai pas de faciès de nord africaine, heureusement, car autrement ce serait l’enfer. Je devrais vivre recluse.  Le pire c’est que l’on voit ces comportements également parmi les élites. Élites est un bien grand mot, il y en a peu pour être honnête. Mais les médecins ne vous soigneront pas si vous n’êtes pas du cru. Cela m’est arrivé plusieurs fois, et j’ai dû aller me faire soigner à Marseille!

J’ai hâte de quitter cette ville dont les effluves sont terriblement nauséabondes , et qui est loin de l’idée glamour de Riviera française que l’on veut bien lui donner.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.