J’ai dit les « oreilles », c’est ennuyeux pour une lecture… Mais on remarquera que si j’avais dit « ouvrir les yeux », ça n’aurait pas le même sens. Je suggère donc qu'exceptionnellement, pour la lecture de ce billet, « on lise avec les oreilles ». Les anatomistes pointilleux voudront bien passer sur les détails..
Echanger!, passe encore... :Le billet, on est d’accord ou pas… Mais le commentaire : C’est le micro-trottoir .. A chaud, à vif : t’es d’accord ou pas ?
Il y a quelques amateurs de l’analyse des mots, de leur sens et de la pertinence de leur usage sur le Club qui se font un plaisir « pervers » ( :-) ) de nous pousser dans nos raisonnements, de nous en faire apparaitre les failles ou les limites, et de nous acculer à reformuler... J’aime bien ça… ; Après tout, on est là pour ça... Mais là où ça coince, c’est que ça pose aussi la question, liée, de l’usage des « codes ». Et là, c’est une autre histoire…
Il me semble que le langage est finalement secondaire... Mon opinion, en général, elle est déjà faite depuis longtemps, construite, assise sur mon expérience. Ils auront beau faire, les autres : répéter, asséner, hurler ; Je ne vais pas changer d’avis après un fil. Je ne suis pas le dernier des cons quand même. Plutôt crever… (Je sens que là, certains vont me faire des reproches) L’affiner peut être…
Secondaire, donc, le langage; parce que ce qui compte au final c’est ce que je « reçois », et que « j’émets ». Mais là, ca dépend des codes que m’a donné mon éducation. Dans la « vraie vie », on est en famille, avec ses « codes » de fonctionnement ; au travail avec ses collègues habituels et les codes de son métier; au club sportif avec ceux de son jeu préféré, ou avec ses potes devant un repas consensuel… On va pas leur servir un truc qu’ils n’aiment pas, quand même… On peut décrypter le « non dit » de ce qui se « dit »...
Or sur Médiapart, il cohabite une multitude de systèmes de codes différents, entre personnes qui ne se connaissent pas, et qui prétendent parler ensembles de sujets sensibles, chauds, au coeur de l’actualité quotidienne. Ces codes: comment je dois comprendre ce qu’on me dit, jusqu’où je peux contredire sans vexer ou provoquer un réflexe de défense, un rejet; vaut il mieux tenter de démontrer en s’appuyant sur mon expérience personnelle ou au contraire sur des statistiques; puis je citer des auteurs, ou cela méprise t-il l’autre qui ne les a pas lù, ais je le droit à la plaisanterie ou l’ironie; Tout à fait impossible de se mettre préalablement d’accord là dessus, c’est du « ressenti ». Et c’est très intime. . Ca ne se dit pas, c’est secret…On n’y pénètre pas. Officiellement en tout cas..
Alors forcément, il apparait des clans, entre titulaires des mêmes machines de décodage. Impossible d’y échapper, puisqu’on ne peut pas « communiquer » réellement avec ceux qui n’ont pas les mêmes modèles. Problème de connectique en quelque sorte… C’est à mon avis l’origine des nombreux « tilts » qui émaillent les débats. Incontournable.Il faut vivre avec...
On peut tenter de "participer" ; mais on arrivera à "échanger" que quand on aura réussi à décrypter les codes en usage, quand on aura les bonnes prises... Vaste programme.. Décodons, décodons, il y a du boulot. Quelqu’un a une solution ?...