Icare, le Nazi et le Barbier

Les histoires juives, la shoah, le show biz, tout ça.. Au Festival d'Avignon

On en a marre des histoire juives depuis qu’Alain Finkielkraut nous a gonflé tout l’hiver avec... Sauf qu’Edgar Hilsenrath a écrit « Le Nazi et le barbier » en 1971 et que David Nathanson le joue au Festival d’ Avignon depuis 2013 (En ce moment au Lila’s théatre à 11h00). C’est l’histoire de Finkelstein (né en 1907), petit-fils de barbier, fils de barbier et barbier lui même, un peu juif parfois; quelque peu éliminé par une rafale de mitraillette dans le dos, pas perdue pour tout le monde, en Pologne en 44.. Et mystérieusement ressuscité à Jérusalem en 1948 pour se refaire une bonté… Comme c'est bizarre. Il y a l’histoire de sa mère, son père, sa femme, son copain Schultz. Et David Nathanson qui joue ce "diamant" tout seul comme un grand. Qu’il est.. Quand on dit « joue", c’est le mot exact. T’as beau en avoir marre du pinson, tu te régales avec Finkelstein.. Attention la LICRA peu débarquer, car on rigole dans la salle. Et pour la LICRA, on ne doit pas rigoler avec Hitler. Pour Facebook non plus d’ailleurs. Il en sait quelque chose..

Après, va voir Nicolas Devort aux Théatre des Béliers (c’est à 14h10, t'as le temps). Il adore aussi jouer seul de nombreux personnages. On n’est jamais mieux servi que par soi même. Il y excelle d’ailleurs, il a l’habitude.. après « Dans la peau de Cyrano » et « le Bois dont je suis fait ». "La valse d'Icare" le musicien, son manager, sa femme, son fils, les magouilles du show biz. Grandeur et décadence d’Icare. Chûter et renaître aussi. Il m’a encore fait pleurer le con. Merci à lui.

C’est un comble de rigoler et pleurer à l’envers en Avignon.

 

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