nico94 (avatar)

nico94

représentant de la société civile.

Abonné·e de Mediapart

114 Billets

3 Éditions

Billet de blog 23 janvier 2016

nico94 (avatar)

nico94

représentant de la société civile.

Abonné·e de Mediapart

L’approximation et la généralisation tuent

La phrase de Macron "la vie d'un entrepreneur est bien souvent plus dure que celle d'un salarié" est devenue dans beaucoup de bouches : Ces salauds de patrons envoient le Medef pour justifier par avance une nouvelle pression sur les travailleurs. Or il y a une telle variété de modèles de patrons et /ou d’entrepreneurs, peut importe, que cela ne veut rien dire.

nico94 (avatar)

nico94

représentant de la société civile.

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

 Il y a autant de distance entre ces petits entrepreneurs, paysans laitier, artisans plombier,médecin de quartier, avocat du coin, ou autres, et les patrons des grandes entreprises privées ou publiques, qu’entre les balayeurs de nos rues, manoeuvres de chantier et les cadres supérieurs salariés des grandes entreprises.

 On peut être un grand patron un petit entrepreneur, ou un cadre supérieur aussi stressés par son travail et ses marchés, se désespérer jusqu’à se suicider devant les difficultés, qu’être heureux dans ses choix et sa production.

 On peut être un petit ou un grand salarié, harcelé et se jeter par la fenêtre ; qu’être heureux de son travail.

La généralisation, caricature facile, approximative de la société en mélangeant tout, fausse tout. La représentation et l’interprétation des situations sont tellement caricaturées qu’elle en interdisent la compréhension. D’où l’échec de beaucoup de mesures prises à la hâte, pour tenter d’arrêter l’incendie dans la maison.

 En réalité ce qui compte, c’est la possibilité, ou pas, de choisir. ..

Tel salarié ou entrepreneur/patron qui aura pu choisir son travail ; qui pourra, ou pas en infléchir l’orientation, en fonction des postes disponibles selon ses compétences, ou des marchés accessibles selon sa structure ; qui pourra, ou pas assumer son activité en fonction du management de son entreprise, ou du contexte administratif et fiscal ; celui là sera heureux malgré les difficultés. Et prêt à les affronter toutes pour résussir.

 Celui qui ne pourra que subir contre son gré, qu’il soit patron ou salarié, du fait de la pénurie de travail, du harcèlement dans son entreprise, de la difficulté des marchés, de la pression financière, adminstrative et fiscale ; celui là sera malheureux, et écrasé.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.