“S’il vous plaît, je ne peux plus respirer.”

Le lendemain de l’effroyable scène, une manifestante s’exprime au micro : “Hier nous avons vu un Noir se faire lyncher. Ils n’ont pas utilisé de corde. Il a juste utilisé son genou”.

La veille, l’insistance des passants alertés par les supplications de l’homme avait été vaine. Tandis que la caméra filmait les 10 longues minutes d’agonie d’un homme au sol, sous le poids d’un policier sûr de lui et aux pieds de trois autres, non moins droits dans leurs bottes. Puis la vie est partie. La vie d’un homme, dont le maire de la ville, visiblement touché, dit aujourd’hui qu’elle comptait.

Un porte-parole de la police a affirmé ce lundi soir que l’homme avait résisté à son interpellation par les agents appelés pour un cas d’ivresse sur la voie publique. Nous voyons que non.

Mardi, des passants se recueillaient et déposaient des fleurs à l’endroit de l’interpellation, alors que d’autres arboraient des affiches demandant à la police d’« arrêter de tuer des Noirs ».

L’avocat de la famille, Benjamin Crump, a dénoncé un usage « abusif, excessif et inhumain de la force » pour un délit « non-violent », et demandé la fin du...

Pour lire l'article en entier gratuitement : «S’il vous plaît, je ne peux plus respirer. Mon estomac me fait mal. Mon cou me fait mal. Tout me fait mal» Ce sont les dernières paroles de Georges Floyd, sur le bitume de Minneapolis le 25 mai 2020.

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Nicola Lopez Nicola Lopez

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