2 Béarnais résument l'année 2019

Que cette année 2019 a été dense et belle. Entre les mobilisations sociales et climatiques, les jeunes nous font comprendre qu'il est urgent de changer de logiciel. Localement les luttes sociales et environnementales ont convergées lors d'actions contre la France des pollueurs sur le village de Sarrance et les marches climat à Oloron Ste Marie. Le slogan : Fin du mois, fin du monde, même combat.

"2018, fut une année chaude" disait Brune Poirson (secrétaire d'État au ministère de la Transition écologique)
Qu'on se le dise, 2019 a aussi était une "année chaude, chaude pour la planète". Autant sur le plan local, que mondial !

Mais nous pouvons, également affirmer que cette année 2019 a été dense et belle.

Entre les mobilisations sociales et climatiques, la création du mouvement Extinction rébellion en France . La jeunesse nous fait comprendre qu'il est urgent de changer de logiciel.

Localement les luttes sociales et environnementale ont convergées lors des actions contre la France des pollueurs sur le village de Sarrance, et la marche pour le climat à Oloron ste Marie. Gilets jaunes,Gilets verts, Gilets rouge ensembles.

En début d'année, est née la Liste Citoyenne à Oloron Sainte-Marie et dans plusieurs villes de l'hexagone.
Face à un gouvernement néoliberal autoritaire la résistance s'organise, nous ne voulons pas de votre nouveau monde Monsieur le président, un autre chemin est possible pour rejoindre les jours heureux, mais le temps nous est compté.



          Sur le plan mondial, on retiendra de 2019 la COP25, symbole d'une mondialisation, d'une politique et d'une diplomatie défaillante. Aucun pays européen n'a tenu ses engagements climatique de la COP21. Quand nous serons à la COP50, plus des 3/4 des espèces animales auront disparus à l'allure où nous allons.


On retiendra également de 2019, le mot "dégagez" que hurlent partout dans le monde les gens dans les rues, en s’adressant à leurs "dirigeants". Du Liban, au Chili, en passant par la France, l'Algérie, et Hong-Kong. Des foules remplissant les places, les rues et jardins des capitales mondiales pour exprimer leur mécontentement face à la pauvreté, au malheur et à la non-prise de conscience que montrent les "grands de ce monde".

On retiendra aussi de 2019, les manifestations climats. Des centaines de milliers de jeunes descendants dans les rues pour dire qu'on ne va pas assez vite, qu'il faut réagir de suite. Demain, il sera trop tard. Le slogan : Fin du monde, fin du mois, même combat !"



          Sur le plan national, on retiendra de 2019, les gilets jaunes et le Grand débat National, image de l'incapacité réelle des gouvernements Macron à prendre soin de la totalité de la population tout en démarrant une transition écologique d'urgence. Nous avons besoin de justice sociale et de changements sociétaux en vue de la transition écologique que nous aurions du démarrer il y a des années. D'ailleurs Extinction Rébellion France nous l'a montré lors de ses actions historiques menées sur Paris.


Nous retiendrons également les grandes manifestations anti-libérales du 5 et 17 décembre contre la réforme de la retraite à points Macron/Delevoye. De 1 à 1.5 millions de personnes, sont alors descendus dans la rue. Plus de 50 % de la population française soutient, encore aujourd'hui, ces manifestations et les grèves qui en découlent. (Vive la sociale-écologie ! )



          Sur un plan local, nous retiendrons de 2019 la création de 2 initiatives locales politiques. La Liste Citoyenne Oloron 2020 et Pau Arc-en-ciel. 
Ces 2 initiatives politiques crées en vue des élections municipales de Mars, installent la démocratie participative/délibérative et l'urgence écologique et sociale dans le paysage politique Béarnais. Une obligation en vue des changements sociétaux qui s'imposent à nous. Ces 2 organisations politiques se fichent des étiquettes partisanes, et accueillent tout le monde dans leurs "ateliers" pour co-écrire un programme réaliste et adapté face aux années à venir, placer sous le signe de l'écologie d'urgence. Pas d'experts, pas de hiérarchie, l'horizontalité et le partage prime.

Nous retiendrons également l'action du Collectif Stop Aux Camions en Aspe, qui a réalisé une simulation d'accident de camions transportant des matières dangereuses à Sarrance, pour dénoncer le passage du trafic international routier à travers la Vallée d'Aspe, une des dernières vallée primaires de France.

Nous retiendrons aussi la création par Aurélie Bergerot de l'Association des Larmes des Anges, à Arette, qui se bat contre les violences sexuelles et les violences faites aux femmes. C'est l'exemple même d'une association rare mais tellement vitale à la société Béarnaise. Comme partout, ces violences sont présentes mais cachées. Cette initiative éclaire sur un sujet tabou, mais dont la société toute entière doit guérir en profondeur.




          Dans 1 an, nous pourrons, vraisemblablement, dire que :

- Le combat mondial pour l'écologie continue, des millions de personnes réclament des changements ambitieux et réalistes pour la préservation de l'être humain et de la planète. Il y a urgence, il faut agir.

- La COP26 n'aura rien donnée.

- La société aura redoublé sa prise de conscience face aux problèmes liés aux violences sexuelles et faites aux femmes.

- Les élections municipales auront prouvé que les français.e.s s'inquiètent pour le climat. Nous verrons alors le décalage que possède la classe politique dirigeantes par rapport à la réalité écologique.

- On parlera 3 fois plus du "problème du voile" plutôt que de l'urgence climatique dans les médias achetés par le Capital.

- François Bayrou aura perdu la Mairie de Pau, et Pau deviendra #PauCapitaleDuClimat.


- La "vraie gauche" Oloronaise (comme nous pouvons l'entendre parfois) dirigera un projet participatif pour lutter contre la politique Lacrampisé, libérale, anti-sociale, et climato-sceptique. Et montrera la voie de l'urgence et de la justice sociale et écologique à l'échelle locale.


- Si la Rn134 connaît des améliorations routières, nous pourrons enterrer la dernière forêt primaire de France, alors détruite par le transport routier international.

 

 

Signé : 2 Béarnais pensant qu'un autre chemin est possible pour des jours heureux, mais pensant que le temps nous est compté :

Camille de la Vallée d'Aspe & Nicola.

 

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