UMP 13, le choix du clientélisme ( 2ème partie)

1ère partie - UMP 13, le choix du pouvoir et de l'argent

2ème partie - UMP 13, le choix du clientélisme

3ème partie - UMP 13, le choix de l'incompétence


« Le choix de l’honnêteté » c’est le slogan que la droite des Bouches-du-Rhône s’est donnée. Ce n’est pas un programme, juste une récupération de l’actualité judiciaire, la promesse d’un parti qui sous la houlette du ticket Gaudin-Muselier a souvent fait les mauvais choix pour Marseille et pour la communauté urbaine.

Car « le choix de l’honnêteté » c’est un slogan incroyablement dangereux, non ? Fait-on le « choix » d’être honnête ? La preuve que non, avec cette deuxième partie dédiée au clientélisme à la mairie de Marseille.

La première conséquence du clientélisme à Marseille, c’est l’immobilisme et le conservatisme. Les Marseillais le savent et en subissent chaque jour les conséquences.


Tu veux être taxi ? Prends ta carte à l'UMP


Dernièrement, le magazine «enquêtes exclusives» rediffusait un reportage de M6 sur «la face cachée de Marseille». L’affaire avait fait grand bruit, dans son bureau «en plein cœur de la Mairie», Charles Gilardenghi, chargé de mission à la mairie et président de l’Union syndicale des petits propriétaires de taxis des Bouches-du-Rhône (Tupp), avouait aimer rendre service : «Quelqu’un qui veut un logement, je demande à la présidente de la commission si on peut lui faire attribuer. Si la fille d’un chauffeur a eu un petit, je fait la demande pour qu’il rentre à la crèche…». Une leçon de clientélisme à lui tout seul ! Des services pas dénués d’intérêt si l’on en croit le témoignage de Serge, qui affirme avoir négocié avec « Lolo » (le surnom de Charles Gilardenghi) pour obtenir une licence de chauffeur : «Il faudra rentrer dans notre radio (les Taxis Tupp), il faudra prendre la carte de l’UMP…»


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier : FO, la propreté et le fini-parti

Les bonnes intentions sont parfois trompeuses : Renaud Muselier (ancien premier adjoint au maire, et ancien vice président de la communauté urbaine) c’est toujours, avec force, illustré pour son conservatisme, notamment vis-à-vis du système très décrié du « fini parti » qui permet “selon lui” aux éboueurs du collectage des ordures ménagères d’aller faire des gâches une fois leurs tournées achevées. Renaud Muselier a pris publiquement la défense du fini parti dans l'émission Enquête exclusive sur M6 en décembre 2007.

 

 

 

 

 

 

Et que dire du maire de Marseille qui, lors des vœux au syndicat Force Ouvrière en 2008, félicitait les agents du nettoiement de la communauté en rejetant la seule responsabilité de la saleté de Marseille aux… Marseillais !

 

 

 

 

 

 

 

Quand Bruno Gilles recrutait de "ces blanches mains" des agents municipaux pour le RPR


Le clientélisme c’est tout sauf du “laissez faire”. Cela s’organise avec des hommes de terrain, de confiance surtout, de façon a optimiser la contrepartie politique. Un article très instructif au monde daté du 9 novembre 2001 rapportait les propos de Bruno Gilles, actuel sénateur maire des 4 et 5ème arrondissements de Marseille, qui déclarait en toute franchise qu’il avait en charge la gestion du contingent d’emplois municipaux réservés au RPR, estimé à 500 emplois par an. L’autre intérêt de cet article était de révéler un ticket Gilles-Muselier pro-FO très rafraichissant à la mémoire au moment où ceux-là tirent à boulets rouges contre le syndicat « majoritaire ».

 

Elections sous tension chez les communaux de Marseille - (Extrait)

LE MONDE | 9 novembre 2001 | MICHEL SAMSON

 

(…) Bruno Gilles, maire RPR du 4e secteur (4e et 5e arrondissement), chargé par le premier adjoint (RPR), Renaud Muselier, de « gérer le quota d'emplois réservés au RPR », comme il le dit lui-même. Si cela joue essentiellement pour les embauches sans concours, il s'agit quand même d'une part non négligeable des cinq cents recrutements annuels. Accusé par la CFDT d'avoir fait pression sur des employés qu'il avait favorisés pour qu'ils quittent ce syndicat, M. Gilles nie ce fait précis, mais ne cache pas qu'il « renvoie volontiers l'ascenseur à FO ».

Ces vieilles habitudes se sont aussi manifestées dans la façon dont la dernière réunion de la commission administrative paritaire avant les élections municipales, en décembre 2000, avait avalisé quelques promotions ironiquement qualifiées « d'abracadabrantesques » par la CFDT - dérive avouée par le maire à l'époque ( Le Monde du 9 février). Ces pratiques heurtent une partie de la hiérarchie, car elles démoralisent les employés les plus attachés au service public et surtout elles entravent la promotion au mérite, dont ils ont fait leur cheval de bataille.

 

 

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