Une opération "Mains Blanches" sans Renaud Muselier ?

Pour ravir la place du papé à la place du Corse, le député UMP des Bouches-du-Rhône Renaud Muselier a élaboré un plan aux senteurs de lavande : Apparaître aux Marseillais en une allégorie phocéenne de la propreté tenant d’une main le glaive et de l’autre le savon de Marseille pour lessiver les us et rincer les coutumes clientélistes et mafieuses qui plombent aussi l’image de la plus belle ville de France.

Profitant qu’il est été dégagé de tout mandat locaux, le petit fils de l’amiral s’est bâti en quelques mois un personnage de lessiveuse batteuse prompt à dénoncer sans tabous l’immobilisme, le clientélisme et le manque de transparence d’une classe politique empêtrée jusqu’à la garde dans les affaires.

 

En somme, un monsieur Propre de la politique Marseillaise rentré dans la bataille à l’occasion de l’épisode dit de « gommora » : un jeté de bouquin légendaire à la barbe du président de la communauté urbaine Eugène Caselli accompagné en parole d’un « Marseille, ce n’est pas Naples ! ». Dehors, c’était la grève récurrente des éboueurs.

L’estocade en a abasourdi plus d’un, car Renaud Muselier qui fut entre 1995 et 2008 premier adjoint au maire et vice président de la communauté urbaine, s’était auparavant plutôt illustré pour son conservatisme, notamment vis-à-vis du système très décrié du « fini parti » qui permet aux éboueurs du collectage des ordures ménagères d’aller faire des gâches une fois leurs tournées expéditives achevées.

Cette façon grandiloquente de poser en politique c’est la marque de fabrique de celui que le tout Marseille appelle Lou Ravi : un homme d’ambition et de réseaux, cheville ouvrière d’un système qu’il tacle ou courtise selon l’angle de l’objectif.

Mais il ne suffit pas de se teindre en blanc pour être irréprochable. Un soupçon de conflit d’intérêt s’épaissit autour de Renaud Muselier et de son associé François-Michel Giocanti (beau frère de Christine Lagarde), promoteurs du Domaine Belle Rivière à l’île Maurice qui proposent des villas de luxe labellisées IRS, soit de l’évasion fiscale assurée…

L’article que je vous propose de lire fourmille de découvertes surprenantes avec des personnages haut en couleur : Un secrétaire d’état aux affaires étrangères qui justement fait des drôles d’affaires, des personnalités politiques mauriciennes de premier plan qui intriguent, une maman protectrice couvant également le conflit d’intérêt…

Décidément, Marseille n’a pas encore trouvée son monsieur Loyal.

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