Bénie soit l'ignorance

On aura beau tergiverser sur les motifs des manifestants de dimanche dernier, essayer de savoir si oui ou non il s'agissait d'un rassemblement de fascistes ou d'une banale contestation de la politique du gouvernement, il n'empêche que le climat de ce défilé était particulièrement nauséabond.

On aura beau tergiverser sur les motifs des manifestants de dimanche dernier, essayer de savoir si oui ou non il s'agissait d'un rassemblement de fascistes ou d'une banale contestation de la politique du gouvernement, il n'empêche que le climat de ce défilé était particulièrement nauséabond. Il est tout à fait probable qu'une partie du cortège ne pensait pas à mal en se rassemblant dimanche dernier, mais après avoir arpenté les rangs pendant de longues heures sous la pluie, ignorer l'antisémitisme, la violence (verbale et physique) et la haine qui règnait dans certains groupes et motivait leurs slogans relève soit de la bêtise, soit du choix idéologique. Dans un cas comme dans l'autre, les commentaires taxants les journalistes de chiens de gardes du pouvoir et défenseurs de leurs petits intérêts de classe n'ont plus lieu d'être, et révèlent un climat de méfiance et de clivages idéologiques qu'il est bien dangereux d'entretenir.

Pour faire taire les mauvaises langues et dissiper le doute quant aux propos de cette manifestation, quelques instantannés du " Jour de Colère. "

 


Manifetation Jour de Colère, 26 janvier 20104 © Nicolas Serve

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