nicolas (avatar)

nicolas

Abonné·e de Mediapart

31 Billets

0 Édition

Billet de blog 2 mai 2008

nicolas (avatar)

nicolas

Abonné·e de Mediapart

François Rebsamen : "Lier notre rythme à celui du quinquennat"

nicolas (avatar)

nicolas

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

François Rebsamen, numéro deux du PS

François Rebsamen : "Lier notre rythme à celui du quinquennat"

LE MONDE | 02.05.08 | 14h27 • Mis à jour le 02.05.08 | 14h34


le calendrier des congrès du PS sera désormais calé sur celui du quinquennat. C'était une nécessité ?

Il s'agit de tirer les leçons du passé en établissant un lien entre notre fonctionnement et le rythme induit par le quinquennat afin d'éviter que ne se reproduisent certaines dissonances. Ce calendrier qui permet de concilier élaboration de notre ligne politique et désignation de notre candidat ou candidate s'appliquera à partir du prochain congrès de novembre 2008.


Le suivant pourra donc se tenir entre janvier et juin 2011, alors qu'il aurait dû avoir lieu statutairement trois ans plus tard. C'est-à-dire en novembre 2011, une échéance trop tardive avant la présidentielle d'avril 2012.

Envisagez-vous d'organiser des primaires "à l'italienne" en consultant les sympathisants de gauche pour désigner un candidat unique à la présidentielle ?

Ce seront les adhérents du PS qui désigneront le candidat ou la candidate socialiste mais, bien que cette question n'ait pas à figurer dans nos statuts, nous sommes tous d'accord pour rechercher avec nos partenaires les conditions d'une candidature unique de la gauche dès le premier tour de l'élection présidentielle. Les formes qui en permettront l'émergence restent à déterminer, mais nous n'écartons pas la possibilité d'organiser des primaires auprès des sympathisants.

Quels effets auront ces modifications statutaires sur le déroulement du prochain congrès ?

Le fil rouge de cette réforme des statuts consiste à remettre de la politique dans le parti en lui apportant plus de démocratie et de transparence. Au terme de ces discussions qui ont duré quatre mois et se sont déroulées dans un bon climat, je pense être parvenu à lever les craintes initiales soulevées par certains.

Ces modifications ne remettent pas en cause la nature du PS. Après notre belle victoire aux élections municipales et l'adoption d'une nouvelle déclaration de principe, ces règles qui nous permettent de vivre ensemble dessinent les contours d'un parti apaisé avant d'aborder un congrès au cours duquel il reviendra aux uns et aux autres d'être porteur d'un projet politique.

Il s'agit également d'une sortie honorable pour François Hollande, qui quitte le poste de premier secrétaire en menant à bien les réformes consensuelles qu'il estimait nécessaire de réaliser.


Propos recueillis par Jean-Michel Normand

Article paru dans l'édition du 03.05.08

Le Parti socialiste change le calendrier de ses congrès

LE MONDE | 02.05.08 | 14h27 • Mis à jour le 02.05.08 | 14h36


intitulé "Vivre ensemble", le groupe de travail constitué afin de faire évoluer les statuts du PS vient de formuler des propositions qui devraient être ratifiées en même temps que la nouvelle déclaration de principes, lors d'une convention nationale, le 14 juin.

Animés par François Rebsamen, chargé de la coordination et numéro deux du parti, ces travaux ont permis aux diverses sensibilités de trouver un accord. Les principales nouveautés sont la modification du rythme des congrès, calquée sur le quinquennat présidentiel et législatif, la création d'un conseil des territoires destiné à coordonner l'action des élus et la modification des règles de représentation.


Le rythme des congrès. Jusqu'alors, le PS tenait son congrès tous les trois ans. La proposition avancée par le groupe de travail consiste à caler ce rythme en fonction de la réalité institutionnelle, dominée par le quinquennat et la concomitance des principaux scrutins.

Ainsi, un congrès aurait lieu "au moins un an avant les échéances présidentielle et législative". Il serait suivi, "au plus tard dans les trois mois" par l'élection du candidat ou de la candidate à la présidentielle, afin de limiter le risque - comme ce fut le cas en 2007 - d'un décalage trop important entre le programme du parti, défini lors du congrès, et les grands axes de la campagne présidentielle. Un deuxième congrès serait organisé "dans l'année qui suit ces mêmes échéances", pour éviter la situation actuelle de flottement que traverse le PS, dont les adhérents n'ont toujours pas été consultés, un an après les défaites de 2007.

Le conseil des territoires. Il permettra aux présidents PS des conseils régionaux, généraux, ainsi qu'aux membres du bureau des associations représentatives des grandes villes ou des maires, de se faire entendre. Il s'agira d'une "instance de coordination" entre l'action des élus et celle du parti. Son "champ de réflexion concernera tout ce qui relève des politiques locales" et il sera coprésidé par le premier secrétaire.

Le conseil national. Cette instance ne joue pas correctement son rôle de "Parlement du parti". Ses réunions se résument à une litanie d'interventions, sans réel échange. Il est proposé de mieux organiser son fonctionnement afin de lui permettre "de retrouver sa vocation de lieu d'élaboration et de débat". Une discussion de politique générale sur un sujet d'actualité sera organisée lors de chaque session.

La proportionnelle. La règle d'or, au sein du PS, est la représentation des différents courants selon la règle de la proportionnelle, à partir des votes obtenus par les diverses motions au congrès. Actuellement, une sensibilité peut obtenir des élus au niveau des fédérations si elle obtient 10 % des voix et au niveau national si elle en obtient 5 %. Plusieurs courants, en particulier à la gauche du PS, s'opposaient à un premier projet qui harmonisait à 10 % les seuils requis au niveau national et fédéral. Ils estimaient de surcroît que cela risquait de figer artificiellement le paysage, en empêchant l'apparition de nouvelles sensibilités. A contrario, les partisans de cette mesure souhaitaient éviter l'éparpillement des voix, l'apparition de clivages artificiels, mais aussi de motions déposées par de grandes fédérations pour négocier avec le plus offrant lors du congrès. Une solution de compromis a été trouvée ; pour être représentée dans les instances nationales, une motion devra toujours obtenir au moins 5 % des voix mais dans au moins 15 fédérations différentes.

Les règles de représentativité et cotisation. La représentativité de chaque fédération au congrès - c'est-à-dire le nombre de délégués dont elle pourra disposer - ne sera plus calculée en fonction des adhérents inscrits mais selon le nombre de suffrages exprimés. "Cela doit nous garantir un fonctionnement encore plus transparent et démocratique", insiste le groupe de travail. Celui-ci propose de pérenniser la fixation à 20 euros du coût de la "primo adhésion". Les années suivantes, la cotisation correspondra à un barème progressif désormais établi sur le plan national et non plus par chaque section.

Le rôle du premier secrétaire. Ses fonctions sont précisées - et, par conséquent, renforcées. Il veille au respect de la déclaration de principe et des statuts, de l'application de la parité dans la désignation des candidats, peut proposer de son propre chef un référendum interne ou un congrès extraordinaire "pour soumettre au débat une question d'orientation politique". En cas d'absence, il est remplacé par un secrétaire national à la coordination.


Jean-Michel Normand

Article paru dans l'édition du 03.05.08

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.