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Billet de blog 4 janvier 2021

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victoire de Guy debord

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VICTOIRE DE GUY DEBORD

En 1988, un livre de Guy Debord commentait la société présente,
Deux ans après que la parenthèse se soit refermée sur les « dix jours » qui tentèrent d’ébranler la domination des riches sur les pauvres, les causes qui engendrèrent la révolution d’Octobre 17 étant toujours présentes, au moment, où, la société qui a pris place dans la suite de cet événement, s’est effondrée à la grande satisfaction de certains commentateurs. S’intéressant seulement aux conséquences, laissant les causes dans l’ombre, pareil à un cauchemar qu’ils veulent oublier. Quinze années ont passé, et les questions soulevées dans ce livre, restent posées. Quelles sont ces questions ? Qui était l’auteur, décédé à l’automne de l’année 1994 ?

I) Quelles sont les lignes d’opération de la société actuelle ?
II) Quelle est sa puissance supplémentaire ?
III) Jusqu’où s’est-elle avancée ?

Avant d’apporter quelques éléments de réponses à ces questions qui sont d’ordre stratégique, dans quelle société sommes-nous ?
Incontestablement, cette société se caractérise par la violence sans aucune retenue que sa sauvegarde à court terme. Tous ces événements nous renvoient à cette question : pourquoi maintenant ?
Qu’est-ce qui produit de tels événements aussi rapprochés dans le temps, sinon qu’on assiste, au déploiement de cette puissance supplémentaire, dont parle Guy Debord, et que ses lignes d’opérations, sont en partie visible.

Quelles sont les lignes d’opérations de la société actuelle ?

N’ayant plus de mérite à faire valoir, ne pouvant plus se faire aimer pour ce qu’elle n’est pas, la société décrète : c’est ainsi !
Les mêmes étant au pouvoir de ce monde, ils savent d’autant mieux ce qu’ils ont à faire pour en garder les règnes.
La dissolution de l’ordre existant est proportionnée aux conflits qui s’annoncent. Les ministères de la police, de l’armée et, des services secrets sont les enfants gâtés de ces temps où l’État est ramené à son rôle qu’il avait avant les premiers assauts prolétariens du 19 ème siècle.
Le terrorisme d’État camouflé par l’agent Ben Laden et le peu de personnes étrangement présentes dans les tours ce jour du 11 septembre 2001, donnerait à penser que la classe dominante est sûre d’avoir gagné la guerre de classe ; rien n’est définitivement joué dirait l -auteur du Prince, n’en déplaise à Monsieur Warren Buffet, qui ne sait que faire de ses milliards avec son acolyte Big Gates ; on se demande bien pourquoi, ils les ont pris et accessoirement, mis la planète dans cet état ?

L’agent Ben Laden dit dans une de ses apparitions spectaculaires… « le pouvoir est entre les mains de ceux qui ont la plus grande concentration de capital… ». Il était bien informé !
La religion et sa cohorte de mensonges qui cohabitent avec la conquête de l’espace, les voyages sur Mars et les accélérateurs de particules.
Quelle est sa puissance supplémentaire ?

Elle réside essentiellement des conséquences de l’absence d’un négatif conscient, radical, et efficace. S, sur le plan de la théorie, les forces de l’ordre existant sont définitivement battues, le non-usage de la théorie révolutionnaire, par tous ceux qui veulent réellement transformer ce monde, entraîne un affaiblissement dans la lutte de classes.
L’autre versant de ces conséquences, est la vitesse de développement de l’aliénation concrète, portée par le renouvellement technologique incessant afin de créer du profit.
Le contrôle de tout l‘espace social, où le privé n’existe plus entraîne une conséquence dramatique pour la vie : plus personne excepté une poignée très restreinte, n’est à l’abri des officines de la surveillance; et quand certains sont à l’abri, ils le sont fonction de qui est aux commandes, quels clans, quelle partie de la classe dominante s’est emparée du pouvoir.
Cela confirme certaines analyses du « 18 Brumaire, où c’est la classe la plus active…Karl.

Jusqu’où s’est-elle avancée ?

La chute de l’URSS, les deux guerres du Golfe, la guerre du Panama, le démantèlement de la Yougoslavie, la guerre du Kosovo, la guerre de Tchétchénie, la guerre d’Afghanistan, la guerre d’Irak, le massacre des Tutsis, le massacre des Palestiniens. L’assassinat des émigrés aux frontières des pays dits « riches ». Les « pseudo révolutions arabes » …
Mais l’événement le plus caractéristique, c’est la célèbre « crise » de 2008, où on a pu voire les limites « démocratiques » où cette société s’est avancée ! Pour parler son langage.
Nommée crise financière par le spectacle-marchand, elle n’est qu’un soubresaut de la contradiction très chère à Karl, du taux de profit en rapport direct avec la création de valeur, qui fait temps courir un Charles Nouari ancien grand commis de l’État.
On a pu constater que depuis cette date, aucune solution acceptable par la classe qui gouverne, n’a été opérante ;
il n’y en a pas d’ailleurs, et certains, mieux informés que d’autres, tirent profit de la situation qu’ils ont directement créée. Goldman Sachs reste une énigme « démocratique » pour toute personne honnête et objective. L’impunité de cette société est à mettre en relief avec celle de ceux qui ont fait une guerre en Irak avec des arguments tellement fallacieux, ce qui a entraîné quelques enquêtes et commissions. L’assassinat-suicide du biologiste anglais est là pour rappeler qui commande au sein de la classe dominante !
Messieurs Tony Blair et Bush ont acquis une grande maison dans un quartier très recherché, pour l’un, une construction toute neuve pour le texan. La guerre n’était pas si malheureuse à tous et toutes. Les larmes des parents de ces soldats morts au front ou empoisonnés par leurs propres armes.
Tony Blair continue à la tête du célèbre « Quartet » sur la paix au Proche-Orient, à payer sa dette à ceux qui l’ont sauvé d’une procédure délicate au royaume de sa majesté ; on ne le verra jamais s’opposer à la politique du gouvernement israélien, le cordon est ténu !

En généralisant l’analyse aux membres de ceux qui nous gouvernent, on pourra facilement constater qu’ils se sont enrichis après leur passage aux commandes à tous les niveaux des États et de la vie dite publique.
En France le cas de ce président est symptomatique, une fois élu, toute sa vie dite professionnelle n’explique pas son patrimoine connu; qui est bien supérieur à ses revenus « professionnels ». Un journal satirique le rappelle de temps à autre pour amuser ceux qui ne font rien et attendent la suite. Un ministre qui a été pris la main dans le « sac » a dû trouver un accord après la publication d’un livre sur sa fortune immobilière. Il est très difficile de s’informer sur ce qui compte ! Même un footballeur ami des grands de ce monde peut vous envoyer des visiteurs sur votre ordinateur, voire plus.
Un ancien ministre et accessoirement avocat, s’est fait remettre la somme de 100 000 euros pour avoir fait une lettre pour défendre les « intérêts » d’une mutuelle étudiante. Il a notoirement déclaré que son parti ne devait plus s’occuper des pauvres. Il dirigeait récemment une grande institution financière qui aide à détruire ce que les populations pauvres tentent de créer pour survenir à leurs besoins vitaux.
Les travailleurs, salariés, retraités, pauvres et moins pauvres, cotisent, payent, consomment afin que ces élites de la spéculation fassent bonne figure au palmarès des plus fortunés.
La concussion de notre temps sous ce qu’ils nomment démocratie, est une ignominie sans nom ! Il n’y a pas d’exemple dans toute l’histoire, qui se rapprocherait même à la marge, de pareils comportements que ceux des princes de ces temps maudits.

Comment comprendre tous ces événements dans un temps si rapproché ?

Je me dois, nécessairement, à moins de singer les serviteurs du spectacle, me rappeler en mémoire les circonstances historiques qui ont fondé la société présente. La vie de l’auteur du livre la société du spectacle est éclairante, si on s’intéresse à la pensée historique, ses grandes connaissances historiques et son tempérament me sont d’un intérêt certain.

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