Je relais ce message d'André Ouzoulias
Le gouvernement a décidé d'imposer la discussion en urgence à
l'Assemblée Nationale, le 8 février prochain, de la proposition de loi
du député UMP Grosperrin visant à modifier le cadre de la FDE, dont
diverses organisations (FCPE, SNESUP, SLU, SNUIPP, etc.) et de
nombreux collègues, sur ces listes, ont dénoncé le caractère
éminemment dangereux.
Par son contenu (suppression des concours, liquidation des IUFM,
abolition de tout cadre national avec la fin du cahier des charges,
privatisation de la formation...), ce projet montre très clairement
que l'objectif de la droite est désormais clairement la destruction de
l'école républicaine, de la fonction publique et la mise en place du
modèle anglo-saxon de concurrence entre les établissements et entre
les enseignants et du modèle "managérial" d'encadrement.
Quant à la méthode, on voit bien que la droite ne cherche même plus à
cultiver une apparence démocratique. Elle bouscule les derniers
vestiges de notre démocratie, ceux qui ont résisté à la monarchie
quinquennale résultant de l'élection du Président de la République au
suffrage universel, du passage au quinquennat, de l'inversion du
calendrier électoral et de l'effacement du PM après l'élection de
Nicolas Sarkozy...
La députée communiste Marie-Hélène Amiable vient d'adresser hier un
rappel au règlement à la présidence de la Commission des affaires
culturelles et d'éducation particulièrement énergique. Je le joins à
mon message.
Mais il est clair que la bataille réglementaire au Parlement ne
suffira pas à empêcher ce mauvais coup. Plusieurs collègues ont
proposé en décembre d'organiser bientôt une réunion nationale sur la
FDE. L'actualité leur donne raison.
En tout cas, il convient de réagir par une initiative la plus large
possible pour défendre l'école républicaine, la formation des
enseignants, la démocratie. Cela peut prendre dès maintenant la forme
d'un texte court et unitaire, signé par les syndicats, la FCPE, les
mouvements pédagogiques, les associations professionnelles, les
sociétés savantes, etc., à faire signer par les collègues et pour
enclencher des mobilisations locales.
Bien cordialement,
André OUZOULIAS