La contingence de ces politicards

La politique de ce gouvernement, sans vision d'avenir, est tout simplement aléatoire et triviale. Vive la poésie !

Je reprends mon blog, mais comme j'en ai assez de cette politique qui n'en est pas une mais un feuilleton de décisions aléatoires prises selon le sens du vent, je passe à autre chose. Et si, au lieu de la trivialité de ces clowns qui s'agitent dans le vide (c.à.d. sur les chaînes de télévision dont je ne regarde aucune), je publiais au jour le jour ... mes poèmes,  écrits au jour le jour depuis 1966 ? Ils n'intéresseront peut-être personne, mais personne n'est obligé de les lire. Donc, je commence aujourd'hui,  "— Hypocrite lecteur, — mon semblable, — mon frère !" (Baudelaire)

                                                         

Eperdument

J’ai tant couru vers toi

Mon amour

Que je me sens

Plus légère

Que l’air

J’ai tant couru vers toi

Mon amour

Que mes yeux

N’ont plus de couleur

Et mes lèvres sont exsangues

J’ai tant couru vers toi

Mon amour

Laisse-moi

Me blottir

Entre tes bras.

 

      31 août 1972

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