Poème du 11 décembre 2011

Le vent du désert soulève le sable Joue dans mes cheveux gris Et mes pensées insaisissables Des hirondelles gazouillent à travers ciel, intrépides A cette heure c’est l’hiver et la pluie à Paris

Souvenir de Gizeh

 

Le vent du désert soulève le sable

Joue dans mes cheveux gris

Et mes pensées insaisissables

Des hirondelles gazouillent à travers ciel, intrépides

A cette heure c’est l’hiver et la pluie à Paris

Napoléon tombe en poussière aux Invalides

Et sur le plateau de Gizeh, les Pyramides

Défient l’éternité, l’azur et les astres

Le Sphinx semble songer, au clair de lune

Quel avenir pour un monde désaxé ?

Oubliés les futiles désastres

Les anciennes haines, les villes annexées

Le temps qui fuit a effacé

La course des cavaliers sur la dune

Et toute trace de sang versé

Je ferme les yeux sur l’instant ensoleillé

Mon sourire éphémère, il est pour la vie, pour l’ami

 

 

                 Gizeh, 11 décembre 2011

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