« Je suis de la race qui chantait dans le supplice »
Rimbaud
Tsigane
Je suis de la race qui chantera toujours
Chantera dans la mort, chantera pour l’amour,
Tantôt le cœur léger, tantôt le cœur lourd,
Sur le chemin où mes pas mènent la danse
Je ne cesse de cueillir des mots étranges,
Des fleurs à poignées et des rêves d’ailleurs
Et je sème mes chansons à oublier
Aux quatre vents du destin qui m’entraîne
Et je sème des je t’aime
Au hasard des rencontres et des peines
Et je ris de bonheur
Quand le soleil vainqueur m’éblouit
Et m’enveloppe de sa chaleur
Et je ris de bonheur
Puis redeviens sérieuse
Si d’aventure je lis
Au miroir de vos yeux
Tristement songeurs
Que vous m’avez trouvée belle
Le temps d’un regard
Le temps d’un silence
Le temps d’un adieu.
9 septembre 1992 Aimée Saint-Laurent ©