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Nicole Péruisset-Fache

Professeure agrégée honoraire, Docteure de l'Université de Rouen, Qualifiée aux fonctions de maître de conférences, Chercheure en sciences humaines indépendante, poète à ses heures

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Billet de blog 14 septembre 2021

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Poème du jour

Le ciel est gris uniformément comme l’absence d’espoir. L’automne s’en vient et les dernières roses s’effeuillent lentement sans le souffle du vent. Le gleditsia pleure ses feuilles jaunes d’or qui flottent sur la pièce d’eau.

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Solstice d’automne

Le ciel est gris uniformément comme l’absence d’espoir. L’automne s’en vient et les dernières roses s’effeuillent lentement sans le souffle du vent. Le gleditsia pleure ses feuilles jaunes d’or qui flottent sur la pièce d’eau. Les carpes de couleur font mille tours. Les baies de l’amélanchier attirent les merles qui sautillent. Les foins sont rangés à l’abri pour l’hiver. Le paysage reste encore vert, mais Octobre s’approche, gardons les allumettes au fond de la poche, il faudra bientôt brûler du bois dans la cheminée. D’ores et déjà, le jour se lève paresseusement, pas de déjeuner le matin sans lumière. A l’écurie, le cheval hennit dans la nuit, peut-être désire-t-il l’aube. Les hirondelles sont parties, elles retrouveront leurs nids dans six mois. Mais toi qui t'en es allé au printemps, tu ne reviendras pas.

En ville, personne ne se soucie plus des saisons, les badauds, fascinés par les marchandises venues d’ailleurs, éclairées dans les vitrines, rêvent à celles qui les feront paraître. Ils oublient les nuages et les malheurs du monde. L’argent va et vient. Ainsi passent le temps et la vie.

                        14 septembre 2021

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