Ce que nous dit la chute de De Rugy

Le destin de nos concitoyens est trop précieux pour le confier à des apprentis de la politique

 

Au-delà de la chute brutale d’un politicard véreux, d’un arriviste sans convictions, la chute de De Rugy est aussi celle de la transition écologique qu’il était censé défendre et dont le Président a cru pouvoir lui confier le ministère, se fiant aux précédents engagements de son ministre et croyant sûrement ainsi attirer à lui les votes écologistes, ce en quoi il se trompait lourdement.

Au moment crucial où s’affrontent deux logiques, celle du néolibéralisme tentaculaire qui étouffe l’humanité et celle de la planète dont l’issue risque de tout simplement conduire l’humanité à une catastrophe déjà en cours, confier pareil ministère (qui lui a valu d’être Ministre d’Etat, et le deuxième du gouvernement) à un jeune individu sans envergure, dont la trajectoire démontre qu’il n’a ni foi ni loi, ni autre motivation qu’un narcissisme exacerbé, donne à voir deux signes.

Le premier, le quotidien allemand Der Spiegel l’a compris : le président manque de discernement dans le choix de ses collaborateurs. Il est aussi à court de personnalités de son bord dignes d’un tel ministère. Le second, tout aussi grave, c’est que pour ce gouvernement (il n’est pas le seul), la politique semble un jeu et la transition écologique un alibi, un hochet politique, une façon de remettre au lendemain ce qui ne peut être fait le jour même, et ce malgré l’urgence.

Les révélations de Mediapart que l’on a voulu discréditer en donnant à De Rugy une place éminente dans la tribune du 14 Juillet, remarquée de tous, les cocoricos du défilé (défilé de gens qui par ailleurs ne sont rien), avant de fustiger la « République de la délation » (exemple auto référent s’il en est),  font, encore une fois, de la France et non du seul gouvernement, la risée de l’Europe et du Monde.

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