CULTURE ET PRÉCARITÉ

"Les écrivains sont pauvres, et plus encore les femmes", article de Mediapart. Que pourrions-nous en penser ?

"Les écrivains sont pauvres, et plus encore les femmes", article de Mediapart. Que pourrions-nous en penser ?

La culture demeure pour une grande part le socle de la civilisation et semble devoir se résigner à la partie congrue des moyens de subsistance. Nombre de personnes aux consciences égarées s’abreuvent jusqu’à l’ivresse de mots, de musique, de spectacles, oubliant les vies entières dévouées à leur art, qui par essence auraient vocation à s’épanouir dans le don, l’abnégation… la précarité ! Serait-ce là le secret du bonheur ? Pauvreté et richesse intérieure ?

 Plus largement, dans l’inconscient collectif s’est ancré le « mythe » de l’artiste dépossédé de tout, destiné au dépouillement absolu. Signe de pureté, de sincérité, de désintéressement ? Foutaise ! Abandonné à l’indifférence générale mais « consommé » à l’envie, souhaitons qu’il survive à un système qui le vampirise en masse, système reléguant au second plan les valeurs les plus nobles, les vertus essentielles à l’épanouissement de toute société : notre culture.

Que vivent les écrivains, les poètes, les musiciens ! Une culture laissée à l'agonie peut laisser présager la chute de l'environnement qui en tire profit. Le "démotivateur" utilise tous les leviers qui sont en sa possession. Espérons un mouvement de résistance de la part de ceux en qui subsistent encore cette énergie, cette foi permettant de franchir les obstacles un à un, sans renoncer, en dépit de grandes incertitudes et découragements. Croyons en eux : les créateurs.

Nicole

Publié sur mon blog : http://www.nicole-girard.fr/reflexion/culture-et-precarite/

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