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Guillaume Seznec en mai 1923

(archives Me Denis Langlois)

 

 

Parfois je suis lasse. Très. J'ai l'impression d'écrire dans le vide. De ne pas être lue. De me battre contre des ailes de moulins.

Pourtant je les connais ces trois mots magiques "Never give up !" En français, ça ne le fait pas : n'abandonne jamais ou ne laisse pas tomber, c'est faible à côté.

Alors je me reprends. Je me dis que le mensonge ne peut pas gagner la lutte. Qu'il faut continuer. Tant que je peux...

 

Et puis... Voir le nom de famille de Guillaume en titre de propos racistes, et bien ça, c'est au-dessus de mes forces.

Denis Le Her est le fils de François Le Her et de Jeanne Seznec. Rien ne lui permet d'usurper "la renommée" du bagnard pour répandre ses propos visqueux.

 

Vous ne me croyez pas ?

Allez donc lire la page Facebook du SIEL.  Et vous serez édifiés par les propos anti Roms de "l'éminent membre".

Comme "là où y'a d'la gêne...", il a profité de l'occase de filer sa démission de France-Justice pour tenir des propos d'une islamophobie écoeurante dans leur dernière circulaire.

La meilleure analyse en a été faite par le blog "L'affaire Seznec revisitée". Je vous en livre le début...

 

 

DENIS SEZNEC (EX-PRESIDENT) ET FRANCE JUSTICE SUR LA LIGNE DE... FRONT


humanisme, nous voilà…


le 27 octobre, avait lieu l’assemblée générale de l’association France Justice. La démission de son président, Denis Seznec, a été rendue publique. Les adhérents de l’association ont reçu une circulaire (n°33) un peu étrange : rien sur l’activité de l’asso durant l’année écoulée, mais une longue lettre d’explications (et de lamentations) de son président qui marque bien son assimilation de la pensée frontiste. Pour quelqu’un qui se targuait, il y a peu, d’un apolitisme strict, on ne que peut constater les ravages d’un positionnement très en vogue : le non politiquement correct. Cela permettant tout et son contraire, au nom de cette nouvelle voie revendiquée et au nom, bien sûr, de la liberté d’expression. On en reviendra sans doute, mais non sans dégâts. Et Denis Seznec, me direz-vous, en reviendra t-il ? Pas sûr, si on s’en tient à son entêtement stupide sur le dossier de son grand-père et son peu d’empressement à rechercher une quelconque vérité, se satisfaisant pleinement du stagiaire Bonny et de l’imaginaire trafic de cadillacs. Espérons seulement que les soubresauts de France Justice favorisent une ouverture d’esprit de ses membres, du moins sur le sujet qui nous concerne ici, c’est-à-dire l’Affaire Seznec.

[le titre de l'article laisse entendre une complaisance assumée des membres du bureau de France-Justice avec les propos de son ex-président. A ce jour, aucune voix discordante ne s'est manifestée publiquement pour marquer un quelconque désaccord. D'autre part, à la lecture de la circulaire, on ne peut qu'être étonné par la place prise par la déclaration de Denis Seznec ; à la réflexion, on ne peut que se féliciter de l'absence de toute mention de la disparition récente de Colette Noll (témoin majeur de la dernière demande de révision), pas sûr qu'elle eut été ravi de voir son nom mêlé à cette propagande d'un humanisme plus que douteux]

ci-dessous quelques extraits (en italique) de la lettre de démission de Denis Seznec mettant en avant les emprunts à la logorrhée frontiste...

J'espère que vous serez assez curieux pour aller lire la suite... ICI...



Quant à moi, j'ai pris l'histoire sous un autre angle. L'angle familial. Car, avec ce que les Seznec ont vécu, rien ne préparait leur grand héritier blond à adhérer à un tel parti. Lire : "Ne salissez pas le nom de Guillaume !"


Voilà. Je ne baisserai pas les bras. Malgré certains tweets cinglants. Malgré certaines moqueries me traitant d'"obsessionnelle"... Quand il y a usurpation d'identité pour une mauvaise cause et que vous le savez, vous ne diriez rien, vous ?


Liliane Langellier


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