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Billet de blog 19 févr. 2020

Affaire Seznec : L'inutile et très mauvais livre Top Secret de Bertrand Vilain.

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Ce livre est un livre vengeance.
Je l'avais bien subodoré.
Dès les remerciements, en tête du roman de gare (tiens, d'habitude c'est en fin ?)….
On trouve le nom de la correctrice "Claudine", oui, Jourdan.
Vous savez, La Vellini, qui commente méchamment le blog du broc.
En me traînant dans la boue sous le nickname de "Petite Lili".
Les jalousies de vieilles femmes sont les pires.
Mais si, souvenez-vous, la psy briochine qui porte malheur partout où elle passe...
Et qui avait niqué, en son temps, le Forum Justice Affaires Criminelles...
En y vomissant partout et n'importe où de longs commentaires sans aucun intérêt.
Ah oui, il peut la remercier, la Claudine !
Correctrice littéraire est un métier qui ne s'improvise pas.
Les correcteurs de L'Express avaient leur carte de presse. Et ils étaient très respectés des journalistes.
Enfermés dans un petit bureau avec des dictionnaires de tout.
Moi, la correction, je l'ai assumé pour plusieurs ouvrages quand mon époux bossait chez Robert Laffont.
Et elle, elle est loin d'avoir les capacités pour.
D'où redondance de "fôtes" de français, d'orthographe, de grammaire.
Les éditions Coëtquen doivent bien se marrer.
Elle aurait pu lui souffler que l'emploi du royal "nous" en parlant de lui est impropre et vraiment too much.
Mais la formation d'infirmière ne comporte pas apparemment d'U.V. de français.
Et puis, devinez quoi ?
On y retrouve Jean-Yves Seznec.
Je le dis tout de go, cet homme est le Faux Cul Number One (F.C.N.O.) de l'affaire Seznec (et il y a concurrence) qui bouffe à tous les râteliers.
Grandeur et décadence.
Il sera lui aussi puni par où il a péché.
Je ne mêle pas à tout ça Gabriel Seznec.
Qui a tenté de me prévenir dans un SMS sybillin.
Auquel je n'ai pas donné suite.
Il restera, pour moi, le petit garçon meurtri par l'histoire de son grand-père.
Et qui essaie d'être honnête.
Accrochez-vous..

Notre brocanteur remercie aussi Anne-Sophie Martin pour son travail ADMIRABLE sur l'affaire…
Elle qui n'en n'a pas branlé une et qui a sorti un livre nullissime.
C'est peu dire qu'on peut craindre pour la suite.
…………………………………..

Et...
Les craintes sont plus que justifiées.
Les 4 premiers chapitres du livre sont totalement inutiles.
Long rappel de l'épopée des fouilles.
Avec des détails inintéressants comme les archives Belz, prouvant l'existence des chenets chez les Seznec...
Oui, faut bien amortir son lourd investissement sur Le Bon Coin (Combien il les a déjà payés, déjà, 2000€, non ?)...
Une vacherie de plus et inexacte sur Bruno Lombardo, et sa femme Annie, les gentils voisins morlaisiens du 102 rue de Brest, qui ne sont jamais partis à la montagne, envoyés par Vilain (non, mais !)
Et des détails flamboyants comme : "Chantal offre des viennoiseries et des friandises" (oui, Mme Langlois.)
Donc 4 premiers chapitres totalement inutiles.
Le cinquième pour rappeler la situation économico-politique du Monde en 1923.
Lisez ça sur Wikipedia, c'est mieux !
Vous vous épargnerez des aphorismes comme "Ne pas retrouver quelque chose n'est pas une preuve si ce n'est de faiblesse"...
Après cette lecture, j'ai dû déroger à ma règle et boire un coup de gnôle bien de chez nous.
Au fait, Claudine, corrigez vite la date, l'ouvrage de Bernez Rouz, ce n'est pas en 2006 qu'il est paru, mais en 2005 !
Après tout, on a l'exactitude qu'on mérite.
Le sixième chapitre nous aborde l'A.R.A.
Vous savez, l'American Relief Administration dont je vous parle sur ce blog depuis le 12 février dernier.
"The Big Show in Bololand" de Bertrand Patenaude à la sauce Vilain, c'est quelque chose.
Je ne sais pas s'il fréquente le même restau Tex-Mex que Patenaude à Austin...
Mais le talent, ça ne se transmet pas via les Fajitas et le Guacamole.
On a ensuite la longue liste des Russkoffs qui ont participé à l'A.R.A. (ça fait du remplissage).
Au septième chapitre, on continue avec l'A.R.A. et les automobiles.
Le 8ème = les personnalités russes et l'automobile (ça aussi je le sentais venir).
Dzerjinski dans des bagnoles, en long, en large et en travers.
Sans indication des sources sous les photos.
Notamment de Getty images.
Ce qui pourrait lui coûter très très très cher à lui, l'obsédé du copyright !
Claudine, enfin, en si bonne correctrice que vous êtes, vous ne pouviez pas lui refiler le tuyau ?
Le 9ème chapitre fait laborieusement la jonction de tout ça avec l'affaire des Cadillacs chez nos deux protagonistes finistériens, Seznec et Quémeneur.
Juste retour des choses, parce qu'à force de voyager comme ça, on avait totalement oublié qu'on y était, dans l'affaire Seznec.
Dans le dixième, long discours sur la parution des petites annonces dans L'Auto.
Il y a bien longtemps que Thierry Lefebvre me les cite et que je les reproduis sur ce blog.
Mais, là, on a un décryptage, digne des plus mauvais James Bond, sur l'O.I.R.
Mais oui, la petite ligne en bas.

Pourquoi une faute d'orthographe dans Minstère ???
Mais qui se cache donc derrière l'O.I.R. ?
Le suspens est haletant.
Est-ce un code ?
Un numéro de téléphone ?
Finalement, on n'en sait rien et on n'en saura d'ailleurs jamais rien.
Thierry a vaguement trouvé un Office Indochinois du Riz (je rigole... entendre ici la voix de Coluche)...
On continue...

On aborde (enfin) le lien secret entre Moscou et Landerneau dans le 11ème chapitre.
"Une question légitime peut venir aux lèvres des lecteurs" (Claudine, fallait pas laisser passer ça, quand même...)
Et, là, bingo...
Léon George Turrou.
Long chapitre sur Léon.
Puis transition dans le 12ème :
"J'en était arrivé (NDLR sic) assez loin dans mes investigations. Cela donnait un tout qui m'apparaissait assez cohérent. Il restait une étape supplémentaire qui était de raccrocher tout cela au reste de l'affaire Seznec. Mais en fait j'étais encore loin d'avoir tout appréhendé."
Ne manquez surtout pas le sous-chapitre sur la truculente vie d'un brocanteur à l'international avec C.V. incorporé (là, je me tiens les côtes).
Rebondissement dans le 13ème chapitre :
"Je pensais avoir quasiment terminé mon enquête. Je n'avais plus que quelques points supplémentaires à vérifier. J'avais trouvé suffisamment d'éléments probants concernant Turrou et son implication dans le marché des Cadillac en 1923. Voilà qu'un mystérieux correspondant me fit parvenir plus de 600 documents inédits provenant des archives du FBI. Il y a des moments dans la vie où il faut savoir garder son sang froid et analyser calmement la situation. Je dois admettre que j'avais quand même du mal à rester serein. Qu'allais-je donc trouver dans toutes ses notes, mémos, archives, courriers…"
Oui, on se le demande...
Allez hop !
Qu'est-ce que le F.B.I. ? (là aussi cherchez sur Google, ce sera mieux).
Allez, courage, on repart avec Léon, son enfance difficile, son livre "Bonheur en sursis"...
Turrou et Viviani.
C'est un peu comme la série des Martine...
Turrou à la plage, Turrou en bateau, Turrou...
Dans Turrou et Quémeneur, cet obsédé du copyright a fait LA faute.
Il a cité la date de naissance d'Ernest Ackermann que je suis la seule à avoir trouvé via les archives de la ville de Zürich.
Il n'a pas non plus cité les recherches qu'il a piquées sur le blog de Marc du Ryez.
C'est juste minable !
"Nous avons retrouvé un autre lien entre Turrou et Quémeneur qui s'appelle Ackermann".
Et puis, là, bim bam boum, au 13.4.1, sans aucun préavis, on tombe sur le commissaire Guillaume.
Oui, celui qui a inspiré Simenon pour son personnage de Maigret.
Pauvre Simenon, il ne mérite vraiment pas d'être cité ici.
Dans les mémoires du commissaire "Un à tout particulièrement retenu mon attention, et nous l'avions déjà évoqué de notre précédent ouvrage, il s'agit de l'arnaque américaine. Elle était assez courante entre les deux guerres".
Claudine, là, vous avez vraiment laissé passer du bas patagon...
C'est le moment où l'auteur décapsule :
"Si l'on suit la trace du commissaire Guillaume lors du rendez-vous, Quéméneur va verser la caution pour amorcer l'affaire. Nous ne savons pas si l'affaire porte sur cinq ou dix véhicules, puisque les deux chiffres ont été avancés. Turrou dispose d'un compte à l'agence parisienne de la Bankers Trust Company, 3 à 5, place Vendôme. Les deux hommes ont pu même aller ensemble déposer l'argent. Les liquidités dont dispose Quéméneur ce matin-là sont à hauteur de 70.000 FF."
Et, là, ne me demandez pas comment, on en arrive aux photos des chenets qu'il nous avait déjà collées sur son blog....
Je ne saurais vous répondre.
On n'échappe pas non plus au coup de théâtre relayé dans la presse le 12 juillet 1923.
Une entrée rêvée pour un complotiste.
Ouf !
Arrive le chapitre 14.
"Pour en finir vraiment..."
Il était temps...
Là, c'est confus de chez confus.
Pierre Quémeneur voulant se débarasser de la Cadillac que le gars Seznec lui avait filé en gage début 1923...
Tombe sur une annonce de L'Auto cherchant 10 Cadillac Torpedo.
Via cette annonce, en mars 1923, il rencontre qui...
Mais, Léon, bien sûr !
Léon Turrou repart aux U.S.A. (L'auteur a bien lu le site Ancestry et ses listes de passagers)...
Il revient en France le dimanche 21 mai.
Il contacte Guillaume Seznec comme prévu. Lequel appelle Quémeneur.
A Houdan, Quémeneur prend le train de 3 h 48 (Je vais téléphoner à Jean-Marie Tétart pour qu'il fasse apposer une plaque commémorative à la gare).
Il rencontre Turrou à Paris et lui verse un dépôt de garantie de 60.000 F.
Il passe deux fois à la poste du bld Malesherbes (Bégué).
Mais en fin d'après-midi, le Léon est introuvable.
Il a vidé tout le compte que Pierre Quémeneur possédait à la Bankers Trust de la place Vendôme (??????????????).
Turrou part dépenser le fric à Monaco (ben voyons !)
Pierre Quémeneur repart à Morlaix pour demander à Seznec de porter plainte.
Marie-Jeanne lui rit au nez.
Il en devient menaçant, Marie-Jeanne le bouscule violemment, il glisse et va s'éclater la tête sur les chenets (les revoilà, les revoili, les jolis chenets de papa...)
Seznec revient.
Il est ruiné.
Il confectionne une fausse promesse de vente, pour rentrer dans son argent.
14.2 Alors Seznec a bien dit la vérité
Allons bon, lui qui n'a jamais cessé de mentir partout et n'importe tout.
Je suis pourtant dotée d'un bon Q.I., et parfaitement à l'aise dans l'affaire Seznec...
Mais je n'ai absolument pas compris quel est ici le fait nouveau qui pourrait aboutir à une nouvelle demande de révision de l'affaire ?????
Le trafic de Cadillac ?
La collusion entre Pierre Quémeneur et Léon Turrou ???
"Cette affaire empoisonne la justice et je pense quand même qu'il y aurait une porte de sortie honorable pour tout le monde en reconnaissant que ni la police, ni la justice en 1923-1924 ne savaient ce qu'il se tramait dans les bureaux de la Tcheka à Moscou."
On est dans le délire total, là.
L'affaire Seznec n'avait pas mérité ça.

Liliane langellier

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