La vérité sur l'association Ni Putes Ni Soumises

En avant !
Le Féminisme est une action politique qui nécessite la construction de stratégies communes ! Le Féminisme est un seul et même combat quelle que soit la diversité des contextes !
Le Féminisme est la recherche d’égalité partout dans le monde !

Il est le cœur de ce nouvel altermondialisme féministe basé sur l’égalité, la laïcité et la mixité.

Le 21eme siècle sera Féministe !

 

Le 14 avril 2003, après les succès retentissant de l'appel Ni putes ni soumises et de la marche, le mouvement  se constitue en association loi 1901, afin d'entreprendre des actions concrètes. C'est un mouvement mixte, populaire et féministe.

Forme juridique Association de loi 1901 But Défense du droit des femmes, promotion du respect, de la laïcité et de l'égalité

Objectifs :

Ce mouvement lutte contre les violences faites aux femmes :

  • contre toutes les violences faites aux femmes (dans le couple, dans la famille, par un inconnu) ;
  • racisme, antisémitisme, misogynie,l'homophobie, discriminations, violences physiques, morales et psychologiques ;
  • traditions qui enferment ;
  • atteintes à la mixité (séparation des genres et des cultures) ;
  • pressions pour porter le voile ;
  • pressions pour arrêter l'école ;
  • pressions pour se marier tôt, sans pouvoir choisir librement son mari ;
  • pressions pour empêcher les jeunes filles d'assister aux cours d'éducation sexuelle, de biologie ;
  • pressions pour séparer les femmes et les hommes dans les piscines, les lieux publics, etc. ;
  • pressions pour empêcher les personnes de vivre librement leur vie sexuelle et affective ;
  • pressions patriarcales empêchant les femmes de disposer librement de leur corps et de leur vie ;
  • homophobie ;
  • communautarismes, obscurantismes et relativisme culturel (le droit à la différence mué en différences des droits).

1000 membres environ.

 

Le financement de l'association provient essentiellement de subventions publiques. Le budget prévisionnel en 2005 était de 500 000 €. En 2004, la Mairie de Paris a accordé à l'association une subvention de 30 000 euros.

 

A la suite d'une enquête, la Cour des comptes accorde un satisfecit à l'association Ni putes ni soumises (NPNS) pour ses comptes et sa gestion sur la période 2003-2006. Ce rapport met en avant la bonne gestion de l'association lorsque Mohammed Abdi en était le secrétaire général et Fadela Amara, la présidente.

 

Les cinq propositions suivantes ont été acceptées par le gouvernement français :

  1. la publication d'un guide éducatif du respect à distribuer dans les projets et les écoles ;
  2. la fondation de maisons sûres loin des cités pour des jeunes filles et des femmes dans la détresse immédiate, où elles peuvent vivre en sécurité et retrouver leur anonymat ;
  3. la création de six emplacements pilotes où des femmes pourront être en mesure de faire entendre leur voix ;
  4. l'organisation de conférences de formation permettant aux femmes de développer leurs aptitudes particulières ;
  5. dispositions spéciales prises dans les commissariats de police pour les jeunes filles et les femmes ayant été victimes de violences.

 

Impact international :

Le mouvement Ni putes ni soumises compte aujourd'hui des comités dans plusieurs pays européens (Belgique, Espagne, France, Suède et Suisse). Depuis 2007, Ni Putes Ni Soumises est membre consultatif du conseil économique et social de l'ONU. Le Guide du respect, diffusé en France à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires, et qui aborde les questions de traditions qui enferment, de sexualité et de violences, a été adapté pour la Belgique francophone où il sera prochainement diffusé.

Une antenne traduite littéralement « La Baghiya La Khaniaâ » n'a pu être ouverte au Maroc en raison de la réticence des autorités locales.

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Lors de l'Université d'automne du mouvement en 2007, 25 comités locaux annoncent leur départ du mouvement ou leur dissolution dénonçant le manque d'indépendance politique de l'association et le manque de démocratie interne, suite notamment à l'entrée de Fadela Amara dans le gouvernement François Fillon. . Safia Lebdi, l'une des fondatrices du mouvement Ni putes ni soumises, quittera elle aussi l'association pour ces mêmes raisons.

Donc, il est clair que les comités locaux de l'association ne se sont pas laissés manipulés et se sont démarqués au mieux de toute récupération politique.

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2011 est une année de maturation dans la continuité pour Le Mouvement Ni Putes Ni Soumises.
Continuité dans l’action de terrain avec les ambassadrices de la Laïcité qui sillonnent la France pour faire de la pédagogie sur la question du voile intégral. Continuité avec la Campagne de mobilisation autour des violences sexuelles au Congo, une proposition de création d’un tribunal pénal International équivalent à celui du Rwanda est déposée aux instances internationales à Bruxelles, de même qu’une demande de bienveillance administrative pour les femmes rescapées du féminicide.

En juin, le Mouvement demande aux partis politiques républicains d’exclure les élus condamnés pour des questions de violences et d’agressions sexuelles. Des concerts de casseroles se succèdent avec une idée simple : les partis doivent être exemplaires sur la question des Droits de Femmes ! C’est ainsi qu’ils lutteront contre l’abstention.

En septembre, les Etats Généraux de la Laïcité et de l’Egalité se réunissent à Lyon. A l’aube de la Présidentielle, NPNS refuse de laisser Marine Le Pen s’emparer de cette valeur républicaine centrale et réunit des acteurs politiques, associatifs, et professionnels pour réfléchir autour des questions concrètes du Vivre Ensemble.

En décembre, le Mouvement se réunit pour ses Universités et son Congrès à Dourdan. 8 ans à peine après sa création, le Mouvement convoque des élections démocratiques qui voient s’affronter deux candidates sur les grandes thématiques du féminisme populaire et de son renouveau. C’est Asma Guénifi, secrétaire générale et militante de longue date qui remporte les suffrages des militants et entame une nouvelle mandature. Convaincue de la nécessité de combattre les fondamentalismes et l’Extrême Droite qui œuvrent pour la régression des Droits des femmes, Asma Guénifi compte bien faire résonner les voix des femmes des quartiers populaires, et continuer de manifester le soutien sans faille de NPNS aux révolutionnaires dans les pays arabes et partout dans le monde.

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Les faits sur : Mohamed Abdi

Publication de Nov 2007

Mohamed Abdi, conseiller spécial de Fadela Amara, la secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville, a été condamné par la Cour de cassation à la mi-octobre à 18 mois de prison dont douze avec sursis pour escroquerie à la formation.

L'édition du Parisien-Aujourd'hui en France de ce mercredi révèle que l'arrêt, rendu le 17 octobre confirme une condamnation de Mohamed Abdi, par la cour d'appel de Lyon, remontant au 17 mai 2006.

Le conseiller spécial de Fadela Amara, également secrétaire général de l'association Ni putes ni soumises (NPNS), est condamné pour avoir eu recours à de fausses attestations de présence et de fausses attestations de formation, entre 1994 et 1997, lorsqu'il s'occupait des ressources humaines d'une société de gardiennage du Puy-du-Dôme, FBL services. Son PDG Jean Bousige a également été condamné.

Défaut de formation
Confrontée à des difficultés financières, l'entreprise a eu recours à des contrats de qualification (l'équivalent des actuels contrats "de professionnalisation"), permettant l'exonération de certaines charges patronales, des primes à l'embauche ou encore le remboursement de frais de formation.

L'entreprise devait fournir en échange une formation dispensée sur une durée représentant au minimum 25% du temps de travail. Or les organismes de formation auxquels FBL services a eu recours étaient en fait des coquilles vides.

Mohammed Abdi a souligné que "sans les versements des frais de formation... FBL services n'aurait pas pu faire face à ses obligations fiscales et financières" et a soutenu avoir fait part de sa "désapprobation" sur la méthode. Il a également déclaré au Parisien-Aujourd'hui en France que "de nombreux jeunes" avaient ainsi pu trouver "un travail permanent".

Me Bruno de Prémare, l'avocat d'une partie civile, l'organisme collecteur de frais de formation OPCIB, estime que "toute la collectivité, salariés et entreprises", avait été lésée.

Mohammed Abdi et Jean Bousige sont par ailleurs condamnés à rembourser 75 000 euros à l'OPCIB, qui avait payé les frais illégalement réclamés, a précisé l'avocat.

Mohammed Abdi reste secrétaire de Ni Putes Ni Soumises
Dans l'entourage de la présidente par intérim de Ni Putes Ni Soumises (NPNS) dont Mohammed Abdi est toujours secrétaire général, on a fait valoir que l'affaire pour laquelle il est condamné "ne concerne ni la période ni le champ d'action" de son activité dans le mouvement.

On remarque de même source que Mohammed Abdi reste secrétaire général "tant que l'enquête que mène la Cour des Comptes sur NPNS n'est pas publiée". Cette publication, précise-t-on, devrait intervenir fin décembre ou début janvier. L'enquête, démarrée début 2007, couvre la période d'activité du mouvement 2003-2006.


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