Souvenir de la manifestation du 10 janvier 2015

A République dans le long couloir principal de la station, il y a un homme que tous les parisiens ont vue. Un vieil homme habillé dans un vêtement long originellement blanc qui tiens un panneau écrit en arabe, une coupelle posée devant lui. Tout le monde pour peu qu’il le regarde voit que cet homme à les doigts de pieds et de mains tranchés.

Cet homme était professeur en Syrie, sa femme a été tuée et lui torturé et mutilé pour avoir exprimé son opposition au régime d’Assad. 

Après les attentats de Paris, son allure lui valait plus de mépris. Pas que les gens lui accordait plus d’attention, mais les rares regards qui se posaient sur lui le jugeaient durement, particulièrement le jour de la manifestation. 

Quand même, cette foule qui éructait son auto-admiration de consacrer une après midi pour la liberté d’expression et qui chaque jour passe sans le voir. Quel courage il faut pour lui tendre la main…

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