Sortir de l'€...surtout pas...!


L'€ (même fort) , n'est pas le problème.

C'est même le seul élément concret de stabilité et de protection des économies européennes, principalement face au d"délire monétaire" des USA.

L'€ fort ne peut gêner, à la marge, que les exportations non libellées en €.

Or, la force de l'économie française réside plus dans une consommation intérieure soutenue que dans l'export et les grands groupes exportateurs ne sont pas globalement pourvoyeurs d'emplois.

Pour les consommateurs intérieurs de la zone €, une monnaie forte et stable est un avantage et pas un inconvénient (pas d'inflation des prix, protection de l'épargne très importante en France).

Les écarts de niveau de vie entre pays , voire entre régions d'un même pays sont, au contraire, en quelque sorte" mutualisés"par la monnaie commune par le biais de la fiscalité, des aides etc..;

A titre d'illustration, l'€, mais c'était déjà vrai pour le franc, a un pouvoir d'achat supérieur de 20% en Bretagne qu'à Paris intra muros.

Les salaires présentent certainement les mêmes écarts...mais pas les prestations sociales. D'où une mutualisation relative.

La sortie de l'€ ne modifie enrien ce phénomène , qu'il soit inter régional en France ou qu'il concerne les différents pays de la zone €.

Si les US rêvent de démantèlement de l'€, c'est bien quel'€ fort et stable révèle cruellement que l'us$ est bien une "monnaie de singe".

Il faut donc bien renverser la table de l'administration ultra libérale de l'UE, mais surtout pas sortir de l'€.

Il faut impérativement réguler les activités financières dont la dérégulation a transféré à des entreprises privées la possibilité de créer de la monnaie sans contrepartie économique.

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