liberté de l’art administré

Les idées sortent de ta langue et laissent pour mort l’animal par ce temps chargé, errant dans la clarté mouvante que tu appelles pensée.

D’anciennes intuitions avancent encore sous une pluie d’images.

Ce feu industriel brûlerait tes cartouches.

Innocent et trop pur, ton délire exploserait la culture.

Ne va pas terrifier les gardiens de valeurs et de subventions, police bienveillante de ta liberté, allez, ne compte pas le prix de ton amputation, l’ordinaire ancrera ton pouvoir. Se réjouir du prodige.

L’ordre déjà te sert de cohérence et cette cohérence te sert de vérité, ainsi parle ta pensée dans les critères de l’art.

Comment ta sauvagerie devient une discipline ? Est-ce que tu veux le savoir ? Cette langue sera ta langue. Accroche tes formules au mur des aphorismes.

Etre parmi ceux qui te reconnaitront, remplir le formulaire.

Tout plutôt que mourir à cause de l’animal, sois ce que tu peux être sans danger, un artiste acceptable. 

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