S’éparpillent les pensées
S’envolent les idées
Demeurent les images
Évanescentes
Pour un temps
Le temps de nous accompagner
Entre le lit et la salle de bains
La douche et la cuisine
Le petit déjeuner et le boulot
Un temps d’occupation
Et le néant
Sans porter de fleurs fanées
Sur sa propre tombe
Ni même racler sa gorge
Ou tousser poliment
Car le rideau à demi tiré
Ne pourra jamais plus
Dissimuler le simulacre
Alors aussi gaiement
Que cet oiseau boueux
Il faudra réaménager
Sa pensée
Et ses idées
S’asseoir quoi
Avec un fil et une aiguille
Pour recommencer l’ouvrage
Puis quand le jour déclinera
Il ne suffira qu’à réemballer ses tulipes
Pour les ressortir un autre jour une autre fois
Aussi bêtement que la première
Fois.