Etendu sur le sable chaud
Dans l’été des tropiques
Il entend la pluie sur le pavé
Résonner
Il la voit gicler sous les vélos
Mouiller la ville pressée
Strier le ciel
Clapoter sur les canaux
Etendu sur le sable chaud
Devant la mer turquoise
Il a soif
Rêve d’une bière bien froide
Il s’ennuie
Rêve d’un corps chaleureux
Et puis
Las et mélancolique
Il se lève
Ramasse sa serviette trempée
Et s’en va
Le voici qui marche vers l’ombre
Lentement
Péniblement
La mémoire pleine de hareng.