Tellement de trains attendus
Pour la surprendre
Marcher sur le quai au milieu de la foule
Tellement de trains attendus
Et son sourire en mémoire
Sa voix
Ses gestes qui naguère
M’appelaient
Tellement de trains attendus
Assis dans des buffets déserts
A regarder l’horloge qui sonnait
Trop de trains dans mes souvenirs
Et le goût de sa bouche
Avec ses yeux là qui brillent encore
Devant moi
En moi
Comme une miséricorde toute jaunie
Toute jaunie comme son portrait
Posé effronté sur la table de nuit
Qui hurle toujours
Surtout la nuit
Quand dans mon lit
Encore
Je songe à elle.