Ton corsage dégrafé
Enfin tu respires
Nue dans l’air frais du soir
Il ne manque qu’une musique
Pour le dire
Dallapiccola pour l’écrire
La jouer pour toi au piano
Alors tu sourirais
Toi coquine au seins de marbre
Et moi passant par hasard
Dans cette rue où je ne suis plus
Je te regarderais me sourire
Et pourquoi pas me dire de vilaines choses
Les vilaines choses sont si douces
A entendre
Quand le soir venu
La ville se dérobe
Et que prend place
Le mystère
Ton corps comme une fleur s’ouvrirait alors
Et le piano nous enlacerait
Comme l’orage d’avril ou de mai
Orgastique et douloureux
Ensemble on irait se promener
Sur les rives incandescentes des sentiments
Mais alors maintenant
Voilà je me réveille
Me lève déjà pour partir
Et toi
Que fais-tu.